Il sera plus difficile de trafiquer les voitures d’occasion importées

Le ministre de l'Economie et des Consommateurs Kris Peeters (CD&V) voudrait adapter la législation sur la vente de voiture d’occasion provenant de l’étranger. Les vendeurs de voitures importées peuvent en effet toujours en trafiquer le compteur kilométrique. Le ministre souhaite y remédier en se basant sur le système Car- Pass.
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Une modification législative est en cours pour que des données supplémentaires au système Car-Pass soient utilisées, selon plusieurs sources.

Qui achète une voiture de seconde main à l'étranger, ne peut être certain que le vendeur n'a pas triché avec le compteur kilométrique.
Le ministre Kris Peeters compte mettre fin à cette incertitude.

"Plusieurs constructeurs automobiles conservent dans leur base de données le nombre de kilomètres des voitures qui ont été réparées dans leur garage", affirme-t-il. "En tenant compte de ces données, nous pouvons encore mieux contrer la fraude au kilométrage."

Selon la fédération automobile Febiac, il s'agit d'un pas dans la bonne direction. "Pour rendre le système absolument hermétique, il faut que les autres Etats membres adoptent enfin le système Car-Pass", estime Joost Kaesemans. Le ministre Peeters en est conscient et a adressé une lettre à cet effet l'an passé à la Commission européenne pour mettre en place un tel système.
 

Système Car-Pass

Les kilométrages sur le Car-Pass proviennent de sources fiables: garages, carrosseries, chaînes d’entretien rapide, centrales de pneus, contrôles techniques, etc. Après un entretien, une réparation, un montage ou un contrôle, ils transmettent le kilométrage affiché à l’asbl Car-Pass. La loi les oblige à le faire. L’asbl Car-Pass introduit tous ces kilométrages dans sa base de données. Les données sont uniquement utilisées pour le Car-Pass et non à des fins commerciales.