DierAnimal, nouveau parti dans le paysage politique belge

Un nouveau parti unifié et bilingue entre dans l'arène politique belge. Baptisé DierAnimal ("dier" signifiant ‘animal’ en néerlandais), ce nouvel acteur est antispéciste (qui ne place pas l’espèce humaine avant toutes les autres) et s'attèlera à mettre la question des droits des animaux au centre de l'attention. C’est ce qu’ont annoncé ses six fondateurs (photo dans l’article), ce lundi à Bruxelles. Ils prennent pour exemple un parti frère néerlandais Partij voor de Dieren qui remporte du succès.

"Les animaux font partie intégrante de la société, la politisation de la question animale est donc plus qu'une nécessité, c'est une évolution des mœurs", estime la présidente Constance Adonis.

DierAnimal s'inscrit dans un mouvement mondial en expansion. Il sera en effet le 19e parti animaliste existant actuellement sur la planète. Aux Pays-Bas et au Portugal, des partis homologues disposent de sièges parlementaires.

En Belgique, si les fondateurs reconnaissent des avancées dans le domaine du bien-être animal depuis la sixième réforme de l'État, ils regrettent néanmoins que les ministres détenant ce portefeuille soient issus "de partis qui, dans leur histoire, ne s'en sont jamais souciés", estime le vice-président Peter Verhaegen (56 ans), ingénieur agronome et professeur de yoga.

Le nouveau parti se targue d'être le premier antispéciste et non-anthropocentré en Belgique. Ses prérogatives "vont de pair avec l'écologie, la défense de la faune et la flore dans leur globalité, la lutte contre toutes les inégalités sociales et toutes les discriminations".

Le parti bilingue se lancera dans l'arène pour les élections régionales du 26 mai 2019. Il compte actuellement une soixantaine de membres.

Pas la première fois en Belgique

Ce n’est pas la première fois qu’un parti se donnant pour mission le bien-être des animaux tente de trouver sa place sur l’échiquier politique belge. En 2004, le Partij voor de Dieren voyait le jour, tiré notamment par la présentatrice de télévision Joyce de Troch. Le parti remporta alors 0,06% des voix à Anvers, le seul arrondissement électoral où il avait déposé une liste.

Lors des élections de 2010, Jan Van Puyvelde tentait sa chance avec ce même parti via la liste du Sénat de la Lijst Dedecker, mais n’était pas élu. Le parti a ensuite disparu de mort silencieuse.