Gand chapeaute un réseau flamand de villes contre le racisme

La ville de Gand est à l’origine de la création d’un réseau flamand de villes unies contre le racisme et la discrimination. Onze villes flamandes collaboreront ainsi dès le 1er avril prochain sur base d’une vision commune dans la lutte contre les discriminations.

Les onze villes flamandes qui se sont engagées dans ce projet échangeront des informations sur les bonnes pratiques et adopteront des points de vue communs face aux autorités supérieures. C’est ce qu’indique l’échevin gantois de l’Egalité des Chances, Resul Tapmaz (photo). En mars 2017, il invitait les plus grandes villes flamandes pour la première fois à une table ronde sur le thème de l’égalité des chances. Onze des treize villes concernées ont alors décidé de collaborer davantage dans ce domaine.

En octobre dernier, une deuxième rencontre était organisée, pour permettre aux villes participantes d’échanger une série de bonnes pratiques. Elles ont maintenant élaboré un accord de collaboration, avec une vision commune et des objectifs partagés. Gand, Courtrai, Turnhout, Denderleeuw et Saint-Nicolas ont déjà approuvé le texte, tandis qu’à Genk, Hasselt, Louvain et Bruges le texte doit encore être approuvé par le conseil communal.

Une fois par an, les échevins compétents se réuniront pour concertation, échange d’informations et d’éventuels accords. Deux fois par an, les services communaux compétents se rencontreront pour l’échange de bonnes pratiques. Les villes s’engagent à devenir actives au sein de la Coalition européenne de villes contre le racisme (ECCAR).

Gand est en tous cas active depuis 2007 au sein de cette Coalition européenne et en a assumé l’an dernier la vice-présidence. En 2015, la ville de Flandre orientale lançait un plan d’action ambitieux contre la discrimination, qui comprend tant de la sensibilisation qu’une application de la législation.

"A Gand, quelque 161 nationalités vivent ensemble et on parle plus de 100 langues", indique l’échevin Resul Tapmaz (SP.A). "Nous possédons pas mal d’expertise dans le domaine de la diversité. Nous la partageons déjà depuis quelques temps au niveau européen, et nous voulons aussi collaborer davantage dans notre propre pays. Le meilleur remède contre l’inégalité et la polarisation est la création d’opportunités justes. Gand veut être un catalyseur dans la lutte contre le racisme et la discrimination".