"La Flandre ne suspend pas sa collaboration avec Oxfam"

Le gouvernement flamand ne suspendra pas sa coopération avec l'ONG britannique Oxfam - dans la tourmente depuis la révélation d'abus commis par certains de ses employés en Haïti - ni avec d’autres organisations non-gouvernementales, a déclaré mercredi au Parlement flamand le ministre-président flamand Geert Bourgeois (photo), tout en qualifiant ces abus d'"inacceptables". Il répondait à une question du député Chris Janssens (Vlaams Belang).

Le chef de groupe du Vlaams Belang au parlement flamand, Chris Janssens, avait réclamé lors d'un débat la fin de l'octroi de subsides à Oxfam jusqu'à ce que la lumière soit faite sur les faits, alors que l'ONG a lancé des enquête sur des cas de "comportements sexuels inappropriés". Mais Geert Bourgeois (N-VA) lui a répondu que son gouvernement ne comptait pas mettre fin à la coopération avec Oxfam, une confédération d'une vingtaine d'organisations humanitaires qui emploie 10.000 personnes à travers le monde et plusieurs dizaines de milliers de volontaires.

Il a réclamé que les coupables d'actes répréhensibles soient "punis de la manière la plus sévère". "Mais je ne souhaite pas toucher, par une sanction générale, les nombreux idéalistes et les nombreux volontaires de ces organisations", a expliqué le ministre-président flamand. Bourgeois a aussi souligné que la Flandre ne versait pas de subsides structurels à l'ONG.

Le secrétaire général d'Oxfam Solidariteit, Stefaan Declercq, a aussi écrit au ministre-président pour lui indiquer l'enquête interne réalisée en 2011 au sujet de la mission humanitaire en Haïti - le Belge Roland Van Hauwermeiren, ancien directeur d'Oxfam dans ce pays, a reconnu avoir eu des rapports tarifés avec des prostituées dans des locaux financés par l'organisation - avait montré qu'il n'y avait "aucun lien avec des fonds publics belges".

Un prochain rendez-vous a été convenu entre Oxfam et le cabinet de Geert Bourgeois.