Bruxelles investit dans les espaces publics numériques

La Secrétaire d'État bruxelloise à la Transition numérique, Bianca Debaets, a annoncé qu'elle investira 100.000 euros en 2018 dans du nouveau matériel pour les espaces publics numériques bruxellois rénovés. En 2017, la même somme avait déjà été consacrée à la rénovation de ces espaces. Quelque 250.000 euros iront aussi à d’autres projets visant à réduire la fracture numérique, à savoir la disparité d’accès des citoyens aux technologies informatiques, et notamment l’internet.
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Dans un espace public numérique (EPN), les citoyens peuvent utiliser gratuitement les outils informatiques modernes. Les communes peuvent y proposer des cours d'informatique de base. Les EPN constituent un élément fondamental de la stratégie du gouvernement bruxellois pour lutter contre la fracture numérique.

En collaboration avec le Centre d'informatique pour la Région bruxelloise (CIRB), un plan d'action a été élaboré, au travers duquel quatre EPN sont équipés chaque année de nouveaux matériels. Les espaces publics numériques d'Evere, de Saint-Josse-ten-Noode, de Koekelberg et de Woluwe-Saint-Lambert ont été rénovés en 2017. Et un espace de ce type vient pour la première fois d'être inauguré dans la commune de Koekelberg.

Pour 2018, des interventions sont prévues dans les communes de Saint-Gilles, Woluwe-Saint-Pierre, Watermael-Boitsfort et Berchem-Sainte-Agathe. "L'accès à l’internet et pouvoir disposer de matériel informatique performant sont devenus un besoin de base dans notre société", estime la Secrétaire d’Etat Bianca Debaets (photo), chargée de la Transition numérique. "Néanmoins, il existe encore une fracture numérique pour de nombreuses personnes en Région bruxelloise. Avec le CIRB, je veux m'attaquer à cette fracture numérique".

Le réseau régional wifi.brussels est également régulièrement étendu ces dernières années à cette fin. Selon l'étude sur la vulnérabilité numérique des Bruxellois réalisée par l'Université catholique de Louvain (UCL) à la demande du CIRB, les habitants des communes situées le long du canal sont les moins formés au numérique. Elle met également en évidence le fait que les femmes de plus de 65 ans ont une vulnérabilité numérique spécifique.

La Secrétaire d'Etat a élaboré un appel à projets sur base de ces résultats qui invite les associations à s'investir dans la lutte contre la fracture numérique en Région bruxelloise. Les candidatures peuvent être soumises jusqu'au 30 mars. Le montant total alloué à l'ensemble des projets s'élève à 250.000 euros.

Nicolas Maeterlinck