Un nombre croissant d’étudiants ivres amenés à l’hôpital à Louvain

Les pompiers de la ville universitaire de Louvain (Brabant flamand) tirent la sonnette d’alarme. L’an dernier, leurs ambulances ont été mobilisées 355 fois pour emmener une personne en état d’ivresse à l’hôpital. Il s’agissait souvent d’un étudiant. En 2016, il n’y avait eu "que" 272 transports à l’hôpital de personnes qui avaient consommé trop d’alcool. Le phénomène inquiète les services de secours, notamment.

Les ambulances des pompiers ne sont pas les seules à circuler dans la ville universitaire de Louvain. Si l’on additionne leurs données, il apparait qu’une moyenne de deux personnes par jour y sont emmenées à l’hôpital à la suite d’un abus de boissons alcoolisées. Cette augmentation du nombre de cas d’ivresse est inquiétante, d’autant plus que les étudiants louvanistes semblent prendre de moins en moins soin les uns des autres.

La vice-rectrice Chantal Van Audenhove estime que son université doit participer à une mise en garde des étudiants. "Boire fait un peu partie du statut d’étudiant, mais nous constatons que les jeunes consomment maintenant davantage de boissons fortes plutôt que de la bière".

"Nous voulons donc lancer une campagne qui propose aux jeunes d’autres types de boissons, comme des cocktails non-alcoolisés, afin qu’il devienne aussi "normal" que quelqu’un prenne une boisson sans alcool. Nous devons essayer de créer une attitude différente vis-à-vis de l’abus de boisson, comme cela a été le cas précédemment pour le changement d’attitude vis-à-vis de la cigarette".

Cours obligatoire jusqu’à 25 ans

L’échevine Bieke Verlinden annonce que la ville de Louvain sera plus stricte : "Les jeunes de moins de 18 ans qui ont un problème avec l’alcool sont déjà invités à un parcours de médiation. La ville rendra cela maintenant obligatoire pour tous les jeunes âgés de 25 ans ou moins. Les jeunes peuvent alors accompagner pendant une journée le service de nettoyage et devront suivre un cours sur la façon de consommer de l’alcool", précise l’échevine.

Pieterjan Vaneerdewegh du Cercle d’étudiants louvanistes LOKO (photo) est marqué par les chiffres qui ont été révélés. "Nous voulons certainement participer à une campagne de sensibilisation", indique-t-il. "D’ici peu, nous allons par exemple encourager toutes les associations d’étudiants et les bars de facultés à proposer des cocktails sans alcool sur leur carte, afin qu’ils disposent toujours de quelque chose de bon qui ne soit pas alcoolisé. Le but n’est en effet pas que les étudiants à Louvain attrapent une addiction à l’alcool".