Grève dans le secteur public mardi : risque de chaos sur les routes

Les militants du syndicat socialiste des services publics ACOD/CGSP feront grève demain mardi et c’est une très mauvaise pour les usagers des transports en commun(SNCB, Stib, TEC et De Lijn) qui risquent de ne pas pouvoir se déplacer. La grève risque aussi de se faire ressentir sur les routes avec des risques d’embouteillages.

Les transports publics (SNCB, Stib, TEC et De Lijn) dans leur ensemble connaîtront des perturbations. Les administrations, les écoles et la poste seront aussi concernées par cette grève intersectorielle.

La circulation des trains sera compromise, la CGSP Cheminots ayant annoncé sa participation à la grève dès lundi 22h00, jusqu'à mardi même heure. La SNCB conseille aux voyageurs de se renseigner sur son site internet, ses comptes Twitter et Facebook et par téléphone (02/528 28 28).

La Stib ne peut pas prédire l'ampleur de l'impact sur ses lignes, mais la société de transport bruxelloise conseille aux voyageurs de prévoir d'autres moyens de transports mardi. "Le réseau risque d'être fortement perturbé", selon la Stib qui informera ses voyageurs en continu sur l'état du réseau dès 6h00, par téléphone (070/23 20 00) et via son site internet, Facebook et Twitter.

La grève risque d’être bien suivie

"L'ampleur des actions dépendra de l'importance de la représentation syndicale de chaque secteur, mais pour ce qui est de la CGSP, ce sera bien suivi car nous avons tenu des assemblées de militants toute la semaine", a indiqué Michel Meyer, président de la CGSP fédérale.

Au nord du pays, les militants se rassembleront à Bruges vers 11h00 alors qu'en Wallonie, le rendez-vous a été fixé à 10h00 à Tournai où entre mille et deux mille manifestants sont attendus. Un cortège et des discours sont également prévus.

Outre ces rassemblements, "deux ou trois opérations coup de poing" ont été annoncées par des militants, a fait savoir Michel Meyer. "Nous essaierons de rendre le mouvement le moins pénible pour le citoyen", a-t-il néanmoins ajouté.

Contre le projet de loi du ministre des pensions sur la pénibilité du travail

Selon le syndicat socialiste, le projet de loi du ministre des Pensions Daniel Bacquelaine comporte "plusieurs éléments inacceptables".

Les périodes d'absence pour maladie, accident du travail, congé de maternité... ne sont pas prises en compte pour le calcul de la pension anticipée dans le cadre de la pénibilité, souligne l'organisation. En outre, aucune solution n'est trouvée pour les agents contractuels des services publics.

Le syndicat socialiste dénonce également le flou qui règne autour des catégories professionnelles entrant en ligne de compte pour la reconnaissance de la pénibilité et sur la façon dont les critères seront octroyés.

"Pour la CGSP, il est clair que le gouvernement Michel, au travers de ce dossier, ne vise qu'à réaliser une économie budgétaire importante sur le dos des agents de la fonction publique."

Le syndicat chrétien et libéral ne prendront pas part à cette journée de grève. Les deux syndicats estiment l'action prématurée alors que les organisations syndicales sont en discussion avec le ministre concernant la problématique des métiers lourds. Une marche pour l'emploi est certes prévue à Liège, à l'initiative de la CSC Liège Huy Waremme, mais elle ne s'inscrit pas dans le même contexte que l'action du syndicat socialiste.