Deux trains sur trois circulent, ce soir en Flandre, malgré la grève

Le syndicat socialiste menait ce mardi une journée de grève dans la fonction publique pour protester contre le projet de réforme des pensions du gouvernement fédéral. Les transports publics étaient encore fortement perturbés en début de soirée. Le rail connaissait toutefois une légère amélioration.

Les trains continuaient à rouler de manière irrégulière. En Flandre, un peu plus de deux trains sur trois roulaient avec une bonne connexion (70% des trains) depuis Bruxelles vers Gand ou Anvers.

Entre Anvers et Gand, 60% des trains roulaient alors que la moitié des trains circulaient entre Gand et le littoral.

La Wallonie connaissait aussi une amélioration avec sur l'ensemble du réseau, un peu moins de deux trains sur trois qui étaient opérationnels. La moitié des trains quittaient la capitale pour rejoindre Namur ou Liège. Quarante pour cent des trains circulaient entre Bruxelles et Charleroi et deux sur trois sur la dorsale wallonne, indiquait un porte-parole de la SNCB.

A la Stib, trois lignes de métro sur quatre étaient opérationnelles. Parmi-celles-ci, la 5 était limitée au tronçon Erasme et Gare de l'Ouest, a indiqué la société bruxelloise. Six lignes de tram (3, 4, 7, 82, 92 et 94) et huit de bus (15, 21, 19, 34, 66, 71, 87 et 95) étaient exploitées, les mêmes qu'en matinée.

L'ampleur de la grève varie en fonction des régions

La grève menée mardi dans l'ensemble des secteurs publics par le syndicat socialiste était bien suivie par les militants de l'organisation. Les transports publics (SNCB, De Lijn, Stib et Tec) roulaient au ralenti alors que sur les routes, la pagaille était surtout liée à des accidents survenus sur des axes importants d'entrée dans Bruxelles.

La CGSP dénonce la réforme des pensions initiée par le gouvernement fédéral. Elle regrette notamment le flou qui règne autour des catégories professionnelles entrant en ligne de compte pour la reconnaissance de la pénibilité d'un métier et sur la façon dont les critères seront octroyés.

Si du côté du syndicat socialiste on estime qu'il y a eu une bonne mobilisation, la Fédération des entreprises de Belgique a de son côté rappelé que la grève ne faisait pas avancer les choses, non seulement sur le dossier des pensions, mais sur la concertation sociale en général.

Le mouvement a des conséquences négatives sur le dialogue social, estime la FEB. La Fédération a également pointé le cavalier seul de la CGSP.

En Flandre, le trafic De Lijn était fortement perturbé à Anvers et en Flandre-Orientale. Un chauffeur sur deux du tram de la Côte suivait aussi le mouvement de grève.

En Wallonie, les services du Tec étaient fortement perturbés dans la zone Liège-Verviers et dans le Hainaut, à l'exception du Hainaut occidental.

A Bruxelles, trois lignes sur quatre du métro étaient exploitées, de même que huit lignes de bus et six de trams. Les fréquences de ces lignes étaient toutefois fortement réduites, selon la Stib.
Le chaos sur la route a été évité, semble-t-il, avec un pic de bouchons cumulés à 350 kilomètres vers 8h30.

Différents accidents, sur l'E19 à Ittre et Malines entre autres, ont cependant contribué à allonger les files.

Les services de dépannage ont été fortement sollicités en raison du froid principalement, mais également parce que de nombreux navetteurs ont dû prendre la voiture à cause de la grève. La centrale du VAB a reçu deux fois plus d'appels que la normale. La moitié des appels concernait des problèmes de démarrage et de batterie.