Syrie : un vieux bus de De Lijn repéré dans la région de la Ghouta orientale

En périphérie de Damas, la capitale syrienne, plusieurs bus sont prêts à évacuer des centaines des centaines de civils hors de la région de la Ghouta orientale, assiégée par l’armée. Et parmi ces véhicules, il y a un ancien bus Van Hool de la compagnie flamande De Lijn.

Plusieurs bus sont prêts à partir pour évacuer des centaines de civils de la Ghouta orientale. Mais actuellement pas un seul de ces bus n’a pu partir et ce malgré la demande de la Russie de respecter une trêve quotidienne de cinq heures pour permettre l'entrée de l'aide ou la sortie d'habitants ou de blessés de l'enclave.

En dix jours de bombardements du régime près de 600 civils ont péri dans cette enclave.

Comment un ancien bus belge a-t-il pu arriver dans cette zone de conflit en Syrie. "La société De Lijn ne met pas elle-même ses anciens bus sur le marché. Les pièces utilisables sont en général récupérées et le reste va à la ferraille" a expliqué à la VRT, la porte- parole Astrid Hulhoven.

"Ce n'est que dans des cas exceptionnels que d’anciens bus de ligne sont vendus. Ce sont en général des gens qui contactent directement De Lijn parce qu'ils veulent transformer un bus pour une bonne cause ou un autre projet".

Le nouveau propriétaire n’est tenu qu’à enlever le logo de la compagnie flamande de transport mais pour le reste il peut faire ce qu’il veut du véhicule. Il est autorisé à le revendre et c’est sans doute de cette manière que ce bus a atterri en Syrie.

Certains bus de De Lijn ont ainsi déjà été aperçus au Tchad ou au Chili.