La Commission des jeux de hasard veut protéger les mineurs

La Commission des jeux de hasard va lancer une campagne de prévention axée sur les jeunes afin de leur faire prendre conscience des dangers des jeux en ligne, à l'occasion de la Coupe du monde de football qui se tiendra en juin et juillet prochains en Russie. Un nouvel arrêté royal durcira par ailleurs les règles en matière de publicité visant les mineurs.

Pour mener cette campagne de prévention contre les dangers du jeu en ligne, la Commission des jeux de hasard s'est tournée vers les acteurs impliqués sur le terrain, indiquait-elle jeudi.

Un nouvel arrêté royal devrait également clarifier prochainement les règles en la matière. Ainsi, une réglementation spécifique visant la publicité sur les jeux d'argent autour des programmes pour enfants sera édictée. Si un opérateur de jeux de hasard sous licence mène une campagne visant les mineurs, la Commission des jeux de hasard pourra également mettre fin à cette campagne et la société à l'origine de la campagne pourra perdre son agrément.

Etant donné qu'il est possible de contourner les règles via internet, la Commission des jeux de hasard a également créé un système d'identification plus précis pour les jeux et paris en ligne, permettant de protéger les mineurs d’âge.

La Commission contrôle une salle de jeux pour enfants à Lommel

Un reportage Pano de la VRT consacré aux jeux de hasard et à l’addiction dont sont déjà victimes des enfants a été suivi par une descente de la Commission des jeux de hasard dans la salle de jeux pour enfants du parc de vacances De Vossemeren à Lommel, en province du Limbourg. Ce parc est propriété des Center Parks.

La Commission veut étudier de plus près des jeux contenant des aspects de jeux du hasard proches de la roulette ou du jackpot, qui sont mis à la disposition des plus jeunes enfants. Le Centre flamand d’expertise pour les additions liées à l’alcool, la drogue ou la dépendance comportementale a exprimé son inquiétude face à ce type de jeux proposés aux mineurs d’âge.

Si les appareils n’étaient pas autorisés, ils seront confisqués, indique la Commission. Elle pourrait contrôler également d’autres salles de jeux pour enfants.