Afsca : La viande qui se trouve aujourd’hui dans le commerce est sûre

L'Afsca, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, a communiqué vendredi que le traçage des "queues de vaches" et de la viande hachée issues du géant belge de la viande Veviba, installé à Bastogne, est désormais terminé. "Ce qui se trouve actuellement dans le commerce est sûr et peut être consommé", y compris la viande vendue en vrac dans les boucheries, rassure l'agence.

L'agence est chargée de se pencher sur des cas de fraude au sein du groupe Veviba, un des principaux acteurs du marché de la viande en Belgique, qui fournit de nombreux commerces dont des chaînes de supermarchés.

L'Afsca a tracé les viandes incriminées nécessitant, par précaution, un rappel. Il est demandé aux consommateurs qui en auraient acheté de ne pas les manger. Il était déjà connu qu'un tel rappel valait pour la viande hachée Veviba vendue en vrac par la boucherie Amar à Anderlecht. Ce même commerce a également vendu de la queue de vache en vrac issue du même atelier, indique vendredi l'Afsca.

Si vous avez acheté un tel produit, qui n'a pas de numéro de lot vu qu'il s'agit de viande non préemballée, il est conseillé de ne pas le consommer. Le rappel complémentaire concerne aussi 41 kilos de viande hachée qui a été vendue via le comptoir de vente Veviba de Bastogne.

Le traçage de ces deux types de produits ayant été bouclé, il n'y a pas de risque à acheter et consommer la viande qui se trouve à partir d'aujourd'hui dans les étalages de ces commerces.

Denis Ducarme se constitue partie civile

Le ministre fédéral de l'Agriculture Denis Ducarme (MR) se constitue partie civile dans le cadre de la fraude sanitaire et à l'étiquetage qui touche l'entreprise Veviba, important acteur du marché de la viande en Belgique, rapporte La Libre Belgique samedi.

La demande avait été formulée par le syndicat agricole Fugea. Mais le ministre précise qu'il y réfléchissait "depuis plusieurs jours". "Se constituer partie civile permet d'avoir accès au dossier et de réclamer des dommages et intérêts", explique Denis Ducarme. Ce dernier s'était déjà constitué partie civile l'été dernier dans le dossier de la crise des oeufs au fipronil.