Le parquet enquête depuis janvier sur l’abattoir Vanlommel

Le parquet anversois a ouvert en janvier dernier une information judiciaire sur l’entreprise Vanlommel à Olen, à la suite de la livraison de viande congelée, dont la date de péremption était dépassée, à un grossiste au Kosovo. Le parquet affirme avoir été averti en janvier de ce dossier par l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, mais l’Afsca déclarait ce dimanche lui avoir déjà donné les informations en novembre 2017.

"L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire nous a averti en janvier", a indiqué ce dimanche une porte-parole du parquet anversois, Caroline Vanderstokker.

En août 2017, un contrôle mené au Kosovo a permis de détecter 1,5 tonne de viande périmée (sur deux palettes) sur une cargaison de 20 tonnes livrée par l'entreprise anversoise Vanlommel. La viande a été détruite et l'Afsca en a été informée, d'après un porte-parole de l'agence kosovare en charge de la sécurité alimentaire cité ce dimanche par nos confrères de la RTBF.

L'Afsca a à son tour averti le parquet anversois en janvier 2018. Pourquoi si tard? "Nous nous posons aussi des questions à ce sujet", répond Caroline Vanderstokker. L’entreprise Vanlommel, de son côté, parle d'une erreur involontaire et conteste toute fraude. "L'enquête montrera s'il s'agit effectivement d'une erreur", soulignait le parquet. Jusqu'ici, il n'y a aucune raison de désigner un juge d'instruction et l'enquête est donc menée par le ministère public, précisait-il.

Mais ce dimanche, l’Afsca précisait que le parquet avait déjà été mis au courant en novembre 2017 des faits. "Il existe un procès-verbal transmis à la justice sur l’affaire au Kosovo, et la commission des amendes administratives a envoyé une amende à l’entreprise Vanlommel", indiquait Katrien Stragier de l’Afsca. "Cette information a été transmise en novembre à la justice".

Entretemps, la N-VA demande une enquête approfondie sur cette livraison de Vanlommel au Kosovo. Quant au parti socialiste SP.A, il réclame un manager de crise "afin de reprendre le contrôle sur cette crise dans le secteur de la viande".