"Pas de démarches actives pour rapatrier les femmes de djihadistes ou leurs enfants"

La Belgique n'entamera pas de démarche proactive pour rapatrier les femmes de djihadistes qui se trouvent dans des camps de réfugiés en Syrie ou leurs enfants, a martelé lundi le chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover, interrogé sur le plateau de "Terzake" (VRT).

Une équipe de la chaîne publique flamande s'est rendue dans le camp d'Al-Hol au nord de la Syrie, sous contrôle kurde, pour y interroger des femmes de combattants terroristes belges.

Elles ont exprimé leur souhait de rentrer en Belgique, à tout le moins pour le bien de leurs enfants en bas âge. Selon elles, les autorités néerlandaises et suédoises se sont déjà rendues dans le camp pour y rencontrer leurs ressortissantes mais pas les autorités belges.

A l'instar des autres pays européens, la Belgique n'entamera pas de démarche proactive à leur égard, a expliqué Peter De Roover, incluant les enfants de 10 ans et plus.

Le chef de groupe nationaliste a fait référence à l'orientation prise par le gouvernement au mois de décembre. Il est convenu que les enfants de moins de 10 ans nés en Syrie de parents belges partis y combattre recevront automatiquement un laissez-passer pour revenir en Belgique. Il était alors question de 87 enfants dans ce cas.

La situation des jeunes de plus de 10 ans doit quant à elle examinée au cas par cas. Il faudra tenir compte de leur parcours en Syrie, notamment d'un éventuel passage dans un camp d'entraînement de djihadistes.

"Nous n'allons pas les rapatrier activement. Aucun pays européen ne fait ça. Ces gens ont fait un choix et doivent en supporter les conséquences", a souligné Peter De Roover.

Interrogé par la VRT, un officiel kurde a en revanche appelé les pays européens à reprendre leurs ressortissants.

Ces femmes peuvent éventuellement s'adresser à une ambassade. En cas de retour, elles risquent des poursuites judiciaires.