Attaques à Trèbes : le niveau de la menace inchangé en Belgique

Le niveau de la menace reste inchangé en Belgique après la prise d'otage perpétrée ce vendredi à Trèbes, dans le sud de la France. C’est ce qu’a fait savoir via Twitter le ministre de l'Intérieur. D’après Jan Jambon, l'organe qui coordonne l'analyse de la menace (OCAM) n'a observé aucun lien entre cet événement et la Belgique. Le preneur d’otage, abattu par les forces de l’ordre, avait pourtant réclamé la libération du terroriste français Salah Abdeslam, né et résidant à Bruxelles et seul survivant parmi les terroristes des attaques de Paris en novembre 2015.

Trois personnes sont mortes et quatre autres ont été blessées ce vendredi, dans trois attaques revendiquées par le groupe djihadiste Etat islamique (EI) et perpétrées par un homme de 26 ans d’originaire marocaine, qui résidait dans la région de Carcassonne et était connu des services de police. Il était suivi pour radicalisation.

Selon les autorités, l’homme a agi "seul" pour la prise d’otages dans un supermarché à Trèbes, près de Carcassonne, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Il se serait revendiqué du groupe terroriste Etat islamique. D’après le Premier ministre français, Edouard Philippe, tout "porte à croire qu'il s'agirait d'un acte terroriste".

Par ailleurs, un policier a été blessé par arme à feu à une épaule alors qu'il rentrait d'un footing avec des collègues près de la caserne de Carcassonne, vers 9h30. Il a été transporté à l'hôpital mais ses jours ne sont pas en danger. La voiture du tireur ayant blessé l'agent a été retrouvée sur le parking du supermarché, a indiqué une source proche du dossier.

Plusieurs médias français rapportent en outre que le preneur d'otages aurait exigé la libération de Salah Abdeslam (photo archives), dernier membre encore en vie des commandos djihadistes des attentats de Paris en novembre 2015. Né à Bruxelles et ayant grandi dans la commune de Molenbeek, Salah Abdeslam est incarcéré en France et doit encore être jugé pour sa participation à ces attentats. Il est défendu par l’avocat belge Sven Mary.

Le ministre de l’Intérieur a annoncé ce vendredi après-midi que le niveau de la menace reste inchangé en Belgique après la prise d'otage en France. Selon lui, l'OCAM, l'organe qui coordonne l'analyse de la menace, n'a observé aucun lien entre cet événement et la Belgique.

Le niveau de la menace est passé de 3 (sérieux) à 2 (moyen) en Belgique au mois de janvier dernier.