Solvay veut supprimer 600 emplois, dont 20 en Belgique

Solvay devrait supprimer 600 postes dans le monde, principalement dans les fonctions support, dans le cadre d'un plan de simplification de l'organisation et de renforcement de l'innovation, indique l'entreprise ce jeudi. Le géant belge de la chimie annonce notamment 160 suppressions d'emplois en France, 90 au Portugal et 80 au Brésil. Vingt emplois sont également menacés en Belgique.

Le projet de simplification doit adapter l'organisation de Solvay à l'évolution de son portefeuille, désormais centré sur les matériaux de haute performance et les solutions sur mesure au service d'une base de clients en mutation, précise le groupe.

Il souhaite notamment une organisation "plus agile" pour répondre aux besoins des clients, transformer son centre de recherche de Lyon en un centre de chimie avancée "de classe mondiale" et élargir ses capacités de recherche et d'innovation à Bruxelles.

"Au cours des six dernières années, nous avons bâti un portefeuille d'activités permettant de générer une croissance forte et durable. Nous devons maintenant simplifier fortement notre organisation et nos processus, tout en alignant nos ressources", explique Jean-Pierre Clamadieu (photo archives), CEO de Solvay.

La concentration des activités de R&I et des fonctions support devrait impliquer le transfert de 500 employés vers Lyon et Bruxelles, échelonné sur quatre ans.

Le groupe a entamé ce jeudi les procédures d'information et de consultation des représentants des salariés, qui devraient s'achever fin juin. Le turnover naturel, les départs volontaires et le reclassement interne doivent atténuer l'impact des suppressions d'emplois, ajoute Solvay qui s'engage à "limiter autant que possible les pertes d'emplois".

Fondé en 1863, le groupe belge Solvay devenu leader mondial de la chimie possède son siège à Bruxelles.

Il emploie plus de 30.000 personnes dans 53 pays différents.