Knack défend la pertinence de son article sur la relation entre Homans et Meeuws

"La pertinence politique de l’article publié sur le site internet du magazine Knack est évidente. On ne peut évaluer correctement la situation politique à Anvers si on en ignore le contexte", a déclaré jeudi soir, Bert Bultinck, rédacteur en chef du magazine flamand Knack.

Jeudi, Knack -l’équivalent flamand du Vif- a publié sur son site internet un article sous le titre : "Pourquoi la N-VA veut briser Tom Meeuws".

L’hebdomadaire flamand faisait référence à une relation amoureuse entre la ministre flamande Liesbeth Homans (N-VA) et Tom Meeuws, le président du parti socialiste flamand d’ Anvers. Une relation qui aurait duré entre mi-2013 et 2015, le magazine faisait le lien entre la rupture de cette idylle et les attaques répétées contre le socialiste anversois.

Tom Meeuws fait aujourd’hui l’objet d’une enquête judiciaire pour des falsifications de factures lorsqu’il était directeur chez De Lijn, à Anvers.

Liesbeth Homans, qui est vice-ministre présidente dans le gouvernement flamand a déploré jeudi qu’un journaliste de Knack ait évoqué dans un article sa relation passée avec le chef de file des socialistes anversois Tom Meeuws.

"Je déplore au plus haut point qu’un journaliste mélange des éléments de ma vie privée d’il y a près de 4 ans avec une discussion politique en cours", a déclaré Liesbeth Homans à Belga. D’après elle, son ancienne relation avec Tom Meeuws n’a "pas la moindre pertinence politique".

Un avis que ne partage pas le rédacteur en chef de Knack. "Au moment où une source haut placée au sein de la N-VA nous affirme que la férocité dans les attaques entre les deux parties réside en grande partie dans la relation passée entre Homans et Meeuws, ce serait une erreur de ne pas divulguer cette information", ajoute Bert Bultinck.

De son côté, Walter Pauli, l’auteur de l’article sur le site de Knack a réagi sur Twitter : "Ce n’était pas un article facile. Mais quand toute la rue de la Loi en parle, de plus en plus souvent et de plus en plus fort et que c’est confirmé par tous les partis, alors il est nécessaire de décrire aussi ce côté-là de la politique".
 

Contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays il n'est pas dans la tradition en Belgique que les médias parlent de la vie privée des hommes et des femmes politique.