Le gouvernement fédéral approuve le pacte énergétique et les critères de pénibilité

Le gouvernement fédéral s'est accordé sur une stratégie énergétique. Cet accord ne remet pas en cause la sortie du nucléaire en 2025. Jusqu’à présent la N-VA jugeait cette sortie intenable mais des conditions strictes seront assorties afin d’éviter un emballement des prix de l'énergie et de garantir la sécurité d'approvisionnement du pays.

Le gouvernement fédéral s'est donc finalement accordé sur une stratégie énergétique, ont annoncé vendredi le Premier ministre, Charles Michel (MR), et la ministre de l'Energie, Marie Christine Marghem (MR), à l'issue du comité ministériel restreint.

Cet accord ne remet pas en cause la sortie du nucléaire en 2025, une échéance établie dans une loi de 2003 et confirmée en 2015.

Lors de son arrivée au 16 rue de la Loi, le vice-premier N-VA, Jan Jambon, a fait remarquer que l'échéance de 2025 était fixée dans une loi et qu'il n'y avait pour le moment pas de majorité pour la modifier.

Toutefois un contrôle strict du prix de l’énergie et de l’approvisionnement est prévu.

Une norme énergétique devra garantir que le coût de l’énergie pour nos entreprises reste conforme à celui pratiqué dans les pays voisins. Le gouvernement étudie aussi un mécanisme afin de rendre la production d’énergie plus rentable. Il s’agit d’énergie renouvelable mais peut-être aussi de centrales au gaz.

Un comité de monitoring sera mis en place afin de surveiller en permanence la sortie du nucléaire et si nécessaire de procéder à des ajustements. Le gouvernement fédéral mais aussi les régions ainsi que les partenaires sociaux seront représentés au sein de ce comité.

En collaboration avec les régions, le gouvernement élaborera un plan pour atteindre les objectifs climatiques que notre pays s'est fixés.

Critères de pénibilité dans le cadre de la réforme des pensions

L’autre dossier épineux concernait les fonctions pénibles dans le cadre de la réforme des pensions. Là aussi un accord a été trouvé sur les modalités de prise en compte des critères de pénibilité aussi bien pour le secteur public que le secteur privé et pour les travailleurs indépendants.

Ceux qui satisferont à ces critères pourront prendre leur retraite plus ou la valoriser. L’âge minimum de la retraite a été fixé à 60 ans.

Le gouvernement a établi les critères suivants :

Les travaux physiques lourds, les horaires de travail irréguliers, le risque lié à la sécurité et le stress.

Toutefois le critère du stresse ne pourra être invoqué seul et devra être accompagné de l’un des trois autres critères.

Dans le meilleur des cas, une personne pourra prendra sa retraite 6 ans plus tôt que prévu.

Le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine va à présent négocier avec les partenaires sociaux sur l'application concrète de ces critères aux professions. S'ils parviennent à un accord, le coût sera calculé et le dossier sera remis sur la table du gouvernement.