Koen Geens signe un accord avec le Maroc pour saisir l’argent lié au trafic de drogue

Le ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V) doit signer ce mardi au Maroc un accord avec les autorités de ce pays pour mieux coopérer dans la saisie d'argent lié au trafic de drogues, rapporte mardi Het Nieuwsblad. Au cours des cinq dernières années, la Belgique a demandé une centaine de fois de l'aide au Maroc dans des affaires de drogue et de blanchiment d'argent une centaine de fois, mais notre pays n’avait jamais obtenu de réponse positive.

Le ministre de la Justice Koen Geens et son homologue marocain Mohamed Auajjjar doivent signer ce mardi un accord à Marrakech, en vue d’une meilleure coopération entre les deux pays sur les saisies et confiscations de l'argent de la drogue.

"La saisie et la confiscation sont extrêmement importantes dans l'approche extrajudiciaire car le crime ne doit pas payer", a déclaré Koen Geens.

Jusqu'à présent la justice marocaine n'était prête à collaborer avec la Belgique en vue de saisir de l’argent de la drogue que lorsqu’il était question de corruption ou de terrorisme.

Depuis 2013, la Belgique a demandé 106 fois de l'aide au Maroc dans des dossiers liés aux stupéfiants et blanchiments d'argent, mais peu de demandes avaient reçu des réponses.

Souvent pour des raisons économiques, car l'argent de la drogue est réinjecté de manière illégale dans l'économie marocaine.

Mais cela ne devrait plus être possible à l'avenir. En effet, le Maroc vient de décider une réforme judiciaire majeure pour lutter contre la corruption. Il y aura donc des changements à partir de maintenant.

"Le mieux pour porter atteinte aux organisations criminelles organisées c’est de les attaquer au niveau de leur porte-monnaie", déclare Koen Geens. "La coopération entre deux Etats en vue de la saisie d’argent d’activité criminelle est à l'avantage des deux États. Par conséquent, les montants saisis seront partagés entre les deux Etats".