Les femmes avec 2 enfants et les hommes sans progéniture favorisés à l’embauche

D’après une étude des universités de Louvain (KU Leuven) et de Gand (UGent), les candidats masculins qui mentionnent avoir un ou deux enfants ont 18% de chances en moins d'être convoqués à un entretien d'embauche qu'un homme sans enfant. Parallèlement, les femmes qui indiquent avoir deux enfants ont légèrement plus la cote que celles qui n’en ont pas.

D’après une étude des universités de Louvain (KU Leuven) et de Gand (UGent), les candidats masculins qui mentionnent avoir un ou deux enfants ont 18% de chances en moins d'être convoqués à un entretien d'embauche qu'un homme sans enfant. Parallèlement, les femmes qui indiquent avoir deux enfants ont légèrement plus la cote que celles qui n’en ont pas.

Selon les chercheurs qui se sont penchés sur la question, un homme qui déclare spontanément sa progéniture pourrait être perçu comme moins affirmé, moins compétitif, moins indépendant et moins dominant. Cette hypothèse rejoint le constat que des pères de familles jouissent parfois de traitements défavorables dans des métiers typiquement masculins.

De manière générale, la paternité semble moins acceptée dans le secteur privé alors que dans le public et le non-marchand, les différences de traitement sont rares.

Mieux vaut deux enfants qu’un seul ou aucun

Pour les femmes sollicitant un emploi, c'est le nombre d'enfants qui semble déterminant. Les mères avec un enfant ont 22% de chances en moins d'être invitées à un entretien d'embauche que des dames sans enfant. Les mères avec deux enfants, en revanche, ont légèrement plus la cote que les candidates féminines sans enfant.

"Il se peut que les employeurs craignent qu'une mère qui a un enfant retombe assez rapidement enceinte et ne doive interrompre son travail. Le risque est moindre pour une mère qui a déjà deux enfants, car les familles avec trois enfants deviennent moins fréquentes chez nous. Ces données confirment une de nos précédentes enquêtes qui relevait que les jeunes lesbiennes recevaient un retour plus positif de leurs candidatures que des jeunes femmes mariées à un homme", a commenté le professeur Stijn Baert (UGent).

Pour cette étude, les chercheurs avaient envoyé 960 candidatures sur le marché de l'emploi en Flandre. Les postes visés allaient du collaborateur administratif à l'ouvrier en passant par l'horeca ou le métier de représentant.