Trafic de drogue: la douane veut contrôler tous les containeurs du port d’Anvers

La douane belge étudie la possibilité de passer au crible tous les containeurs qui passent par le port d’Anvers pour tenter d’intercepter un maximum de drogue. L’an dernier, seul 1% a été contrôlé.

Le port d'Anvers est connu pour être l'une des portes d'entrée pour la cocaïne en Europe. En 2017, une quantité record de près de 40 tonnes de drogue a ainsi été interceptée. Au printemps 2018, le compteur indique déjà 17,5 tonnes.

D’après l’hebdomadaire Knack, la douane belge cherche actuellement un moyen pour contrôler chaque containeur à son arrivée au port. Ces services veulent ainsi pouvoir trouver des solutions, en vue de contrôler à terme tous les containers pertinents, ce qui représente de trois à trois millions et demi de cargaisons contre 34.000 actuellement.

L'une des idées avancées est d'acquérir plus de scanners et de placer du matériel de détection directement aux terminaux pour un contrôle immédiat. Une large consultation est en cours et la douane étudie en outre la faisabilité et la pertinence d'un scanning de grande envergure. Les résultats sont attendus pour octobre.

Inspecter sans perturber le trafic

"Le défi consiste ici à effectuer une inspection pointue sans pour autant ralentir le flux rapide des marchandises, pour lequel le port est reconnu", pointe directeur des douanes Kristian Vanderwaeren.

Jusqu'à il y a quelques années encore, Anvers était moins stricte que son concurrent direct Rotterdam et donc plus intéressant pour les trafiquants, analyse Letizia Paoli, criminologue à la KUL. La situation s'est toutefois améliorée entre-temps, estime l'experte.

Si certains insinuent que le degré moindre de vigilance à Anvers est lié à la protection de cette position concurrentielle, le parquet anversois soutient que les paramètres économiques n'entrent pas en jeu lors des inspections douanières.