Le Conseil d'Etat donne raison aux moines de Rochefort

Le Conseil d'Etat a suspendu mardi le permis unique accordé en octobre dernier à Lhoist pour effectuer des tests de pompage de l'eau avec laquelle la trappiste de Rochefort est brassée.

 

Le 12 octobre 2017, le ministre wallon de l'Environnement Carlo Di Antonio avait octroyé pour une durée limitée à 24 mois un permis unique à Lhoist pour effectuer des tests de pompage de l'eau avec laquelle la trappiste de Rochefort est brassée. Ce permis était assorti de conditions relatives à l'aménagement du territoire, aux prises et rejets d'eaux et à la protection de la faune et de la flore pour garantir les caractéristiques physico-chimiques de l'eau délivrée.

L'objectif de ces tests était de vérifier la possibilité pour Lhoist d'approfondir sa carrière tout en assurant une bonne gestion de l'eau tant pour Rochefort que pour l'abbaye qui brasse la trappiste.

"On est dans un imbroglio juridique sur la potabilisation de l'eau. On ne veut se substituer à personne au niveau de la distribution de l'eau, on veut simplement effectuer des tests. On va réintroduire une demande d'autorisation. Dans son arrêt, le Conseil d'Etat n'a par ailleurs rien dit sur la qualité de notre projet. Ces tests de pompage auraient dû débuter en juin durant une période plus sèche, on va louper une année", a indiqué Jean Marbehant, vice-président Affaires publiques de Lhoist Europe.

"Cet arrêt semble répondre à ce que nous plaidions depuis des années. On avait introduit ce recours devant le Conseil d'Etat en urgence. Lhoist a déjà débuté des travaux de forage, ils vont devoir être suspendus dès signification du jugement", a expliqué Christophe De Doncker, porte-parole de l'abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy, à Rochefort.