Peeters veut une solution pour Arco avant la cotation en bourse de Belfius

Le vice-premier ministre Kris Peeters (CD&V) continue de soutenir qu’il faut d’abord une solution pour le dossier Arco avant que Belfius puisse être cotée en bourse. Kris Peeters réagissait à la suggestion en sens de deux membres de la majorité : Luk Van Biesen (Open VLD) et Johan Klaps (N-VA).

Kris Peeters souligne auprès de la VRT qu'il est lui aussi favorable à une introduction en bourse de Belfius, mais il précise toutefois : "Dans le cadre de l'accord passé l’été dernier, mo,n parti le CD&V, la N-VA, l’Open VLD et le MR - avons clairement convenu que le dossier Arco devait être résolu de manière durable et structurée, avant le lancement de l'introduction en bourse de Belfius".

CEO : "L'introduction en bourse de Belfius d'ici l'été n'est pas possible"

Pour le CEO de Belfius Marc Raisière, l'introduction en bourse de Belfius d'ici l'été n'est plus possible. C'est aussi le point de vue du comité de direction.

Belfius avait espéré un feu vert gouvernemental pour cette opération en mars, mais le dossier est pollué par le retard pris dans le dossier Arco. Le gouvernement tente d'obtenir le feu vert de la Commission européenne pour le plan de 600 millions d'euros de compensations financières au profit des coopérateurs touchés par la faillite du groupe. Celui-ci a été emporté par la grave crise financière qui a touché le groupe Dexia, lequel a donné naissance à Belfius.

L'introduction en bourse était prévue pour juin. Au sein du gouvernement, le dossier a pris du retard car l'aile CD&V de la majorité souhaite obtenir préalablement une solution pour les coopérateurs d'Arco, la bras financier du Mouvement Ouvrier Chrétien flamand.

"Je comprends parfaitement la problématique du gouvernement qui veut une solution pour Arco. C'est normal", a commenté Marc Raisière.

Mais en raison du fait que celui-ci n'a pas donné son feu vert à l'introduction en bourse au début du mois de mars comme c'était espéré, cette opération ne pourra plus se faire avant l'été. Ce n'est raisonnablement pas tenable, a-t-il dit.

Le patron de Belfius n'est pas outre mesure inquiet face à ce contretemps. "Juin ou septembre-octobre", cela ne change rien, a-t-il dit.