Près de 42.000 nouveaux emplois créés en un an

Si l’on en croit les derniers chiffres de l'Office national de Sécurité sociale (ONSS) - ceux du dernier trimestre de 2017 -, quelque 41.961 nouveaux jobs ont été créés en l'espace d'un an. Les chiffres sont rapportés ce vendredi dans plusieurs quotidiens. Ce serait avant tout dans le secteur privé que les nouveaux emplois ont vu le jour.

La ministre fédérale des Affaires sociales, Maggie De Block (photo), précise que "90% de cette augmentation portent sur des emplois à temps plein et des jobs à temps partiel d'au moins 2/3 temps". Maggie De Block affirme que "depuis le début du gouvernement Michel, quelque 143.233 jobs supplémentaires ont été créés".

C'est le secteur privé qui accueille la plus grande part de ces nouveaux emplois, avec 36.549 unités en plus. "On peut s'attendre à ce que cette évolution positive se poursuive sur le marché de l'emploi", avec la poursuite du tax-shift, estime la ministre libérale flamande.

Elle voit deux raisons à cette situation : "D’une part une reprise économique, et d’autre part des mesures prises par le gouvernement dans le cadre du tax-shift, qui ont fait baisser nettement les coûts salariaux des employeurs. J’espère que grâce à la poursuite de la baisse des coûts salariaux, d’autres emplois pourront encore être créés", conclut la ministre De Block.

Le journal L'Echo, qui a compilé des données de la Banque nationale, du Bureau du plan ainsi que des organismes régionaux, sur une période plus large, indique qu'entre 2005 et 2016, l'emploi a progressé aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé, mais de manière plus importante dans le second. A savoir 9,7%, soit 338.800 emplois supplémentaires dans le secteur privé, contre 64.000 emplois supplémentaires dans le secteur public (ce qui correspond à une augmentation de 8%).

Presque tous les secteurs concernés

A noter aussi que la création d’emplois concerne tant les secteurs de l’industrie et de la construction que des services (commerciaux et non-commerciaux). Seul le secteur des finances a perdu des emplois. Les secteurs pharmaceutique et de l’alimentation (nourriture et boissons) enregistrent aussi une nette croissance.

Enfin la demande de main-d’œuvre intérimaire a également considérablement augmenté : de l’ordre de 8% pour les ouvriers et de 6% pour les employés.