Puigdemont veut revenir en Belgique après la procédure en Allemagne

L'ancien président de Catalogne a fait part ce samedi, lors d’une conférence de presse à Berlin, de sa volonté de rentrer en Belgique dès que la procédure judiciaire le visant actuellement en Allemagne sera terminée. Carles Puigdemont a été arrêté le 25 mars à la frontière germano-danoise sur base d'un mandat d'arrêt européen délivré par Madrid pour des charges de rébellion et de détournement de fonds publics, en raison de l'organisation d'un référendum d'autodétermination en octobre dernier.

Visé par un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne, Carles Puigdemont avait été intercepté le 25 mars sur une autoroute du nord de l'Allemagne peu après avoir passé la frontière danoise, alors qu'il revenait d'un bref séjour en Finlande.

L’ancien président de la Généralité catalane a été remis en liberté vendredi de la prison de Neumunster sous contrôle judiciaire, dans l'attente d'une décision définitive de la justice allemande quant à son éventuelle extradition vers l'Espagne.

D'ici là, il restera en Allemagne, a-t-il assuré samedi. Mais si la justice allemande le libère définitivement, le Catalan rentrera alors en Belgique afin d'y reprendre ses "activités en exil", précisait-il à Berlin.

Jeudi, un tribunal a estimé que son extradition ne pouvait être justifiée pour des faits de rébellion, car le droit allemand stipule que le chef d'accusation de trahison implique d'avoir perpétré des violences. Carles Puigdemont pourrait cependant être livré aux autorités espagnoles pour détournement de fonds publics. La Cour suprême espagnole envisage également de porter l'affaire devant la Cour de Justice de l'Union européenne à Luxembourg.

Entretemps, Carles Puigdemont a été libéré après le dépôt d'une caution de 75.000 euros. Il doit demeurer en Allemagne et se présenter chaque semaine à la police.