Fallait-il stopper le Paris-Roubaix après la chute de Michael Goolaerts?

Le décès de Michael Goolaerts suite à un arrêt cardiaque survenu lors de la "reine des classiques" pose question. Fallait-il mettre fin à la course alors que le jeune coureur de 23 ans était à terre ? Pour l'ancien coureur de cyclo-cross, Sven Nys, une telle décision est loin d’être simple.

"Il s’agit d’un moment précis lors duquel il est très difficile de prendre une décision. Lorsque nous avons appris le décès de Michael, il était déjà tard dans la soirée", a commenté Sven Nys, interrogé par le site Sporza (VRT).

"La situation est par ailleurs totalement différente que lors d’une compétition de foot par exemple. Lorsque cela arrive sur un terrain, des milliers de personnes peuvent voir la victime allongée sur le gazon. Il est dès lors plus que normal d’arrêter le match".

"Dans le cas de Michael, la course suit son cours, alors que le coureur reste seul derrière. Les spectateurs suivent le train des vélos qui poursuit sa route. Heureusement, les services de secours étaient assez vite sur place. Mais avant que l’on ne comprenne clairement ce qui se passait, la course était déjà en train de se terminer", explique encore Sven Nys.

"Il est évident que la vie de ce jeune coureur est plus importante que la compétition, et après coup, j’aurais également dit d’arrêter la course. Mais au moment même, on n’est pas 100% certains de la situation, et on ne sait pas précisément ce qui se passe", conclut-il.

"L’histoire nous apprend que l’on n’arrête pas une course. Hélas, elle continue sa route", indique pour sa part le journaliste sportif Christophe Vandegoor. "C’était déjà le cas lors de la chute de Fabio Casartelli au Tour de France, ou de celle de Wouter Weylandt au Giro".