Des amendes aux propriétaires négligents pour combattre les graffitis

La commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Lambert a annoncé mardi que les propriétaires qui ne nettoient pas les tags et graffitis qui ont été dessinés sur la façade de leur habitation seront dorénavant passibles d’une amende de 500 euros par mois. Ils peuvent néanmoins faire appel gratuitement aux services communaux pour le nettoyage. Ce qui nécessite certaines démarches administratives.

S'ils ne peuvent effectuer le nettoyage des tags ou graffitis de leur façade à leurs frais, le Collège offre aux habitants de Woluwe-Saint-Lambert la possibilité de faire appel gratuitement aux services communaux. Lorsqu'un agent communal constate un graffiti visible depuis l'espace public sur un bien privé, le propriétaire est informé par courrier recommandé de cette possibilité.

Le propriétaire doit alors introduire une demande dans les trois mois. Mais peu de personnes donnent suite à ce courrier, selon la commune. Les autorités communales ont donc décidé de sanctionner les propriétaires négligents. Passé le délai, si aucune démarche n'a été introduite, une taxe de 500 euros par mois sera réclamée au propriétaire jusqu'à ce qu'il fasse procéder au nettoyage.

Le premier nettoyage est gratuit. Toute intervention ultérieure de la commune est aussi gratuite à condition que le propriétaire prouve qu'il a fait apposer, depuis moins de deux ans, une protection anti-graffitis sur sa façade. Dans les autres cas, les services communaux interviennent moyennant le paiement d'une redevance de 15 euros pour une surface de moins de 2m2, 30 euros pour moins de 5 m2 et 4 euros par mètre carré supplémentaire.

L'application d'un revêtement anti-tag peut aussi être réalisée par la commune, mais aux frais du propriétaire.

Le Mont des Arts à Bruxelles plus souvent débarrassé de graffitis

La Régie des Bâtiments a fait disparaître en mars dernier quelque 300 m2 de tags et graffitis au Mont des Arts à Bruxelles. Dorénavant, cette opération de nettoyage aura lieu non plus deux, mais trois à quatre fois par an.

"Pendant les travaux de restauration de la grande fontaine du Mont des Arts, nous avons remarqué que les panneaux de revêtement de l'œuvre et les arbres alentours avaient été rapidement tagués", commentait Johan Vanderborght, responsable communication de la Régie des Bâtiments. "Nous avons donc décidé de mener des actions complémentaires."

Une entreprise spécialisée s'est chargée en mars d'effacer les graffitis pour un coût total de 5.280 euros, malgré des panneaux spéciaux déjà installés. La façade de la Bibliothèque royale et le Palais de Charles de Lorraine sont encore régulièrement victimes des tagueurs. Le site, qui reste accessible la nuit, n'est pas équipé de caméras, ce qui laisse le champ libre aux indélicats.

Lorsqu'un nouveau graffiti apparaît, la Régie des Bâtiments dépose une plainte contre x à la police. Les frais de nettoyage sont aux frais des tagueurs lorsque ceux-ci se font prendre.