Syrie : La Belgique et l'Allemagne veulent éviter une escalade militaire

Le ministre belges des Affaires étrangères, Didier Reynders, et son homologue allemand, Heiko Maas, ont insisté sur l'importance de trouver une solution politique au conflit syrien et d'éviter une escalade. Hasard du calendrier, le chef de la diplomatie belge rencontrait vendredi son collègue allemand récemment entré en fonction.

Hasard du calendrier, le chef de la diplomatie belge rencontrait vendredi son collègue allemand récemment entré en fonction. Le ministre belge s'est montré particulièrement prudent à propos de l'éventualité de frappes sur le régime syrien, préférant s'abstenir de commenter un événement qui ne s'est pas encore produit et ne se produira peut-être pas. "Nous voulons éviter une escalade militaire, c'est la chose la plus importantes dans les jours et semaines à venir", a déclaré M. Reynders.

Une solution politique

A ses yeux, la solution au conflit syrien ne peut-être que de nature politique. "Il faut redémarrer le processus politique", a-t-il expliqué, rejoint par M. Maas.

"Il faut réfléchir à toutes les conséquences et aux mesures que l'on doit prendre pour atteindre cet objectif d'avoir une solution politique car, sinon, il n'y aura pas de solution", a dit le ministre allemand.

L'Allemagne estime néanmoins que les attaques chimiques subies par les populations syriennes "ne peuvent rester sans conséquence" et voit d'un bon oeil la concertation en cours entre les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne, signe que ces trois pays prennent la situation "au sérieux".

Pression sur la Russie

La Russie est pointée du doigt. Le chef de la diplomatie allemande regrette l'obstruction faite par ce membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies aux projets de résolution sur la crise syrienne.

"Ce n'est pas acceptable", a-t-il ajouté. "Voilà pourquoi le reste de la communauté internationale doit sauvegarder son unité et faire pression sur la Russie car il ne peut y avoir de solution sans la Russie".

Collaboration belgo-allemande

Au cours de leur entretien, les deux hommes ont évoqué les liens bilatéraux forts et "excellents" qui unissent la Belgique et l'Allemagne ainsi que l'avenir de l'Union européenne et "certaines évolutions inquiétantes". M. Maas a exprimé son soutien à la proposition belge d'un examen de la situation des droits fondamentaux dans les différents pays européens.

Les deux pays sont attachés au maintien d'un cadre international multilatéral sur divers sujets, qu'il s'agisse de la politique climatique ou de l'accord sur le nucléaire iranien. "Ce n'est pas simple aujourd'hui mais c'est un travail que nous allons poursuivre ensemble", a souligné M. Reynders.