"Je veux faire de Brussels Airlines la plus grande compagnie du pays"

Depuis le 1er avril, l’Allemande Christina Foerster est la nouvelle CEO de Brussels Airlines. Après la période de turbulences au début du mois de février qui a abouti à la démission de l’ancien CEO, Christina Foerster estime que la compagnie aérienne belge est prête à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.

Quinze jours après son entrée en fonction, Christina Foerster a accordé sa première interview à nos collègues Riadh Bahri et Steven Decraene (VRT).

En septembre elle aura 47 ans, elle habite à Ixelles et travaille pour la compagnie aérienne depuis 2016, où elle était directrice commerciale. Avant cela elle avait occupé différents postes auprès de la société mère : la compagnie aérienne allemande Lufthansa, à Frankfort.

Christina Foerster aimerait couper court à certaines rumeurs. Après le licenciement de l’ancien CEO de la compagnie aérienne Bernard Gustin, une certaine incertitude est née dans l’opinion sur l’avenir de la marque Brussels Airlines et même de l’entreprise.

On avait parlé de démantèlement, des avions allaient été déménagés vers l’Allemagne, des routes aériennes supprimées ainsi que le nom de Brussels Airlines.

Christina Foerster a été très surprise par ces rumeurs, "car supprimer des vols et déménager des avions n’est pas du tout à l’ordre du jour, ce ne serait d’ailleurs pas très malin de faire cela".

"En fin de compte, il faut desservir le marché local, or il y a des passagers ici à Bruxelles qui veulent se rendre quelque part dans le monde en avion".

"Si vous voulez être une compagnie aérienne sérieuse alors vous devez proposer ces destinations. C’est la raison pour laquelle j’estime que si nous retirons nos avions alors un nouveau concurrent s’installera. Et ce n’est bien sûr pas notre objectif".

"Nous voulons être une société sérieuse, la plus grande compagnie à Bruxelles et en Belgique".

"Il n’est donc pas question d’un démantèlement, au contraire", ajoute Christina Foerster. "La croissance est quelque chose d’important et il y a encore de la marge pour nous développer".

Son ambition semble simple mais n’est pourtant pas évidente : faire plus de bénéfices. Pour cela elle pense à une plus grande collaboration avec ses collègues allemands d’Eurowings.