Le candidat juif ultra-orthodoxe se retire de la liste anversoise du CD&V

Le juif ultra-orthodoxe Aron Berger ne figurera finalement pas sur la liste du CD&V en vue des prochaines élections communales à Anvers. C’est ce qui vient d’être annoncé ce mercredi midi lors d’une conférence de presse. Hier cette candidature avait suscité une polémique en raison des principes religieux stricts adoptés par Aron Berger, comme par exemple refuser de serrer la main des femmes.

La conférence de presse prévue à midi s’est déroulée de manière assez chaotique et a pris une heure de retard. "Après concertation avec l’intéressé, Monsieur Berger a retiré sa candidature", a déclaré le vice-Premier ministre Kris Peeters, tête de liste du CD&V à Anvers.

"Après avoir discuté avec le ministre et certains membres du parti, je réalise que le sujet concernant le fait de serrer la main ne sera pas résolu en serrant aujourd'hui la main d'une femme, même si j'ai obtenu l'autorisation du rabbin", a précisé Aron Berger durant la conférence.

"Je tiens à souligner que je comprends la société belge et anversoise. D'après ma croyance, il n'est écrit nulle part qu'on ne peut pas serrer la main d'une femme. Mais c'est malgré tout ce qu'on nous apprend au sein de ma communauté (hassidique, ndlr). Ne pas toucher une personne du sexe opposé est une forme de respect. C'est pour ces raisons que j'ai décidé de ne plus me porter candidat", a-t-il conclu.

Déjà condamné pour vol

Ce mercredi matin, le quotidien anversois Gazet van Antwerpen révélait qu'Aron Berger a été reconnu coupable fin mars du vol de 28.500 euros à un vieil homme malade, qui lui avait demandé de l'aide, cinq ans auparavant, pour régler la question de son héritage.

"Les faits sont sérieux. Le prévenu n'a eu aucun respect pour les droits de propriété de sa victime, qui était particulièrement vulnérable en raison de son grand âge et de sa santé fragile. Il a complètement trahi la confiance que le vieil homme lui avait accordée, ce dernier croyant qu'Aron Berger l'aidait de manière désintéressée", a estimé la justice anversoise.

Cette dernière s'est toutefois montrée clémente avec M. Berger en lui accordant la suspension du prononcé, notamment parce qu'il a indemnisé la famille de la victime et qu'il a lui-même neuf enfants. En raison de cette suspension du prononcé, les faits n'ont pas été portés à son casier judiciaire.