La justice anversoise sévère envers des trafiquants de drogues

Dix-huit membres d’une bande de trafiquants de stupéfiants, qui avaient dissimulé 3,5 tonnes de cocaïne dans une cargaison de bananes acheminée de la Colombie vers le port d’Anvers, risquent jusqu’à 15 ans de prison et 60.000 euros d’amende. Les avocats de plusieurs accusés constatent que les peines s’alourdissent au tribunal anversois dans les dossiers de trafic de drogues.

Dix-huit membres d’une bande de trafiquants de drogues contre lesquels des peines allant jusqu’à 15 ans d’emprisonnement et une amende de 60.000 euros ont été réclamées par la justice anversoise, c’est particulièrement lourd. C’est ce qu’estiment les avocats de plusieurs accusés dans cette affaire, Walter Damen et Jorgen Van Laer.

Ils constatent en outre que les peines prononcées par la justice anversoise à l’encontre de trafiquants de stupéfiants s’alourdissent au fil des ans. Ils estiment cependant que le tribunal doit continuer à faire la différence entre des criminels qui récidivent et des accusés qui se sont laissé embobiner une première fois dans un trafic de drogues.

"Je suis depuis 21 ans au barreau. Autrefois la justice réclamait 2 à 3 ans d’emprisonnement dans des affaires de stupéfiants. A l’heure actuelle, la peine standard est de 6 ans, et pour les affaires graves on réclame en général 10 ans. L’évolution va donc dans le sens de peines plus sévères réclamées pour des dossiers de stupéfiants", constatait l’avocat Walter Damen (photo archives) ce jeudi au micro de la VRT.

"Je ne veux certainement pas minimaliser les faits", indique pour sa part l’avocat Jorgen Van Laer. "Mais d’autre part, il faut faire la différence entre ceux qui sont régulièrement impliqués dans des faits semblables, et ceux qui y sont impliqués une seule fois. Il faut veiller à ce que la balance soit correcte. Or, ce n’est plus toujours le cas".