Des chercheurs belges décryptent l’origine des métastases du cancer

Une équipe de chercheurs de l'Université libre de Bruxelles (ULB) associée à des chercheurs de l’Université catholique de Louvain (KU Leuven) a identifié pour la première fois les différents états de transitions cellulaires survenant au cours de la progression du cancer, mais aussi les sous-populations de cellules tumorales responsables de métastases dans deux cancers. En l'occurrence un cancer de la peau (le carcinome épidermoïde) et deux cancers du sein.

La recherche, dirigée par le professeur Cédric Blanpain (ULB), a été publiée mercredi dans la prestigieuse revue "Nature" et constitue une avancée pleine de promesses dans la lutte contre le cancer.

En étudiant le rôle de plusieurs populations de cellules cancéreuses à différents stades du cancer, les chercheurs ont observé six sous-catégories de cellules malignes. Ces cellules jouent un rôle capital dans le développement du cancer et de ses métastases, et seront aussi à l'origine de nouvelles stratégies pour bloquer la progression de la tumeur et de ses métastases.

Les scientifiques de l'ULB, en partenariat avec la KU Leuven et l'hôpital Erasme à Bruxelles, ont pu observer ces spécificités de "famille cellulaire" - les cellules cancéreuses se divisent en différentes familles pendant la transition - et les différents rôles de chaque cellule d'une tumeur cancéreuse grâce au tri cellulaire. Ce dernier permet d'isoler des familles de cellules et de séquencer des cellules uniques.

"Maintenant que nous comprenons mieux la biologie du cancer, nous allons pouvoir chercher une médication mieux ciblée", explique le professeur Thierry Voet, spécialisé en génétique (KU Leuven).