Le gouvernement veut doubler les éoliennes en mer du Nord

Le gouvernement fédéral souhaite doubler d'ici 2025 la capacité éolienne en mer du Nord. De nouveaux parcs éoliens doivent voir le jour après 2020 sur une deuxième zone au large de la Côte belge, annonçait ce vendredi matin le Secrétaire d'Etat à la Mer du Nord Philippe De Backer sur les ondes de la VRT. Les nouveaux parcs devraient être construits sans subsides, via des appels d’offres. Il y a actuellement 225 km² de parcs éoliens au large de Zeebrugge.

Un nouveau Plan d'aménagement spatial des espaces marins doit être approuvé ce vendredi par le conseil des ministres, dont l'un des points prioritaires consiste à doubler la capacité éolienne en mer du Nord. "De cette façon, nous pourrons remplacer une centrale nucléaire, puisqu'elles doivent être fermées à l'horizon 2025", a ajouté le Secrétaire d'Etat à la Mer du Nord, Philippe De Backer (photo archives).

Quelque 230 éoliennes sont actuellement installées le long de la Côte à Zeebrugge, auxquelles s'ajouteront environ 200 autres dans les prochaines années. Des travaux débuteront également après 2020 pour construire de nouveaux parcs éoliens près de la frontière française.

Ensemble, les nouveaux parcs éoliens en mer du nord et ceux qui existent déjà devraient ainsi pouvoir couvrir environ la moitié de la consommation d'énergie des ménages belges d'ici 2025. Philippe De Backer souhaite lancer un appel d'offre "intelligent", afin que ces parcs soient construits sans subvention, au contraire de ce qui a été fait jusqu’à présent.

"Nous adopterons un système totalement neuf par rapport au passé", précise le Secrétaire d’Etat. "Nous allons lancer un appel d’offres public, c’est-à-dire que nous allons demander au marché qui peut construire des parcs éoliens au meilleur prix. Nous tendons vers le système adopté aux Pays-Bas et en Allemagne".

Culture d’algues et énergie des vagues

Le nouveau Plan d'aménagement spatial des espaces marins prévoit également des zones test sur la mer, réservées à l’innovation. "Dans ces zones, nous prévoyons notamment de lancer une culture d’algues au large de la côte belge. Ou de voir si l’on peut tirer de l’énergie des vagues". L’Université de Gand (Flandre orientale) serait notamment intéressée par ces projets.

A l’heure actuelle, un projet pilote avec l’énergie houlomotrice est déjà testé en mer du Nord, à 500 mètres du port d’Ostende. "Les vagues en mer du Nord sont évidemment relativement petites par rapport à celles des océans, mais elles meurent moins vite. Ce qui fait de la mer du Nord un endroit idéal pour générer de l’énergie", précise De Backer.

"Nous testerons également si l’on peut protéger notre littoral en construisant une île au large de la côte. Cela permettrait notamment d’éviter que le sable s’amoncelle sur la plage. Il est important de protéger notre littoral à long terme contre la montée du niveau de la mer et une tempête millénaire".