La taxe kilométrique pour les particuliers n'est pas pour tout de suite en Flandre

L'étude commandée par le gouvernement flamand sur la taxe kilométrique des particuliers ne sera pas prête avant le printemps 2019, a indiqué mercredi le ministre de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA). Il incombera donc au prochain exécutif de trancher la question.

La Fédération belge de l'automobile (Febiac) a plaidé mardi en faveur d'un prélèvement kilométrique "intelligent" sur les camions et les voitures. Le tarif varierait selon le temps de parcours et l'endroit du déplacement. La fédération du secteur automobile estime que la mesure pourrait réduire les bouchons en Belgique.

Une taxe kilométrique s'applique aux camions depuis le 1er avril 2016 sur les principales routes du pays. L'application de ce système aux voitures fait quant à elle l'objet d'études et est beaucoup plus controversée.

L'étude flamande devrait être bouclée d'ici un an. Elle devrait apporter une réponse à une série de questions: quelles seront les routes concernées, à quel moment, selon quel tarif, etc.
Le ministre ne s'avance toutefois guère sur les choix qui seront posés.

"Ce sera certainement un dossier pour le prochain gouvernement qui aura tous les éléments à sa disposition pour prendre une décision en connaissance de cause", a-t-il souligné.

Selon lui, cette taxe sera une manière de faire payer les chauffeurs étrangers pour l'utilisation des routes flamandes et de la sorte supprimer la taxe sur la circulation dont s'acquittent les automobilistes flamands. Le produit de la taxe permettra également d'investir dans l'infrastructure et dans les solutions de remplacement de la voiture.

Contrairement aux partis en Wallonie, les partis flamands ne sont pas opposés au principe d'une telle taxe, à l'exception du Vlaams Belang.