Près de la moitié des bâtiments loués par l’Etat sont en grande partie vides

De nombreux bâtiments loués par l’Etat fédéral sont vides. "Sur les 590 immeubles loués, 256 sont à moitié vides et 293 sont à un quart vides", a rapporté le député Franky Demon (CD&V) qui avait réclamé ces chiffres. "Ce n’est pas vraiment un modèle d’efficacité, or c'est pourtant le cheval de bataille de notre gouvernement" a-t-il ajouté. Le ministre responsable Jan Jambon ( N-VA) a reconnu que la situation était inacceptable.

"Quarante pour cent des immeubles occupés par l’Etat fédéral sont loués, ce qui représente près d’un demi-milliard d’euros de frais de location par an. Nous constatons que ces baux sont souvent de longue durée et que le taux d’occupation réel de ces bâtiments est souvent très faible", explique Francky Demon.

C’est ainsi que l’Etat fédéral loue, par exemple, la cité administrative à l’avenue du Jardin Botanique à Bruxelles pour 31,8 millions d’euros par an alors qu’il n’en utilise que 56%. Le bail court jusqu’en 2034.

Les tours 3 et 4 du WTC dans le quartier de la gare du Nord à Bruxelles ne sont occupés qu’à 34% et les pouvoirs publics y payent un loyer de 4,2 millions d’euros par an.

Francky Demon ne pense pas que louer un bâtiment soit une moins bonne chose que de l’acheter, "mais louer des bâtiments pour ne pas les occuper, c’est gaspiller de l’argent. Le taux d’occupation de ces bâtiments doit donc être augmenté. Cela peut être fait par un meilleur contrôle des contrats de location. Dans la mesure du possible il conviendrait d’y mettre fin. Si ce n’est pas possible, le gouvernement pourrait aussi choisir de sous-louer certains de ces bâtiments", conclut le député.

C’est aujourd’hui que la commission parlementaire compétente doit se pencher sur un audit sur la régie des bâtiments.

Jan Jambon (N-VA), le ministre de l’Intérieur qui est aussi chargé de la Régie des bâtiments tente de résoudre ce problème. "A un moment donné les besoins de l’Etat fédéral changent et des bâtiments deviennent vacants" a expliqué Jan Jambon. "Nous avons des contrats à long terme, c’est un héritage du passé. Nous allons mieux gérer cela en réformant en profondeur la régie des Bâtiments. Soyons clairs, je trouve également que la situation est inacceptable".