Une centaine de magasins Lidl restent encore fermés

Sur les 302 magasins que compte l’entreprise de distribution allemande (fondée en 1930) en Belgique, une centaine étaient encore fermés ce samedi matin. Les syndicats ont commencé à communiquer au personnel la proposition formulée la veille par la direction. Celle-ci vise à soulager la charge de travail sur le personnel, mais ne couvre que six mois dans l'attente de solutions structurelles. La proposition est soutenue par les syndicats chrétien et libéral, mais rejetée par l'organisation socialiste. "Nous avions proposé davantage que les syndicats ont réclamé. C’est très amer", réagit la direction de Lidl.

Une centaine de magasins Lidl sont fermés ce samedi, indique l'entreprise. Il s'agit du quatrième jour de grève au sein des magasins du hard discounter allemand. "Nos délégués sont actuellement sur le terrain pour informer le personnel, tandis qu'une consultation en ligne a été lancée", explique Johan Lippens, du syndicat chrétien LBC-NVK.

La direction a proposé vendredi un équivalent temps plein supplémentaire par magasin pour une durée de six mois. Pendant ce temps, syndicats et direction continueraient à négocier une solution structurelle. Le syndicat chrétien entend défendre la proposition devant ses affiliés.

"Quand vous voyez d'où l'on vient - la direction proposait seulement 8 heures supplémentaires par magasin - nous pouvons accepter cette dernière offre", explique Johan Lippens. Les libéraux de la CGSLB soutiennent également les engagements obtenus dans la nuit de vendredi à samedi. "Nous informons le personnel", explique Thomas Vanbiervliet. "Nous pouvons accepter ce texte comme point de départ pour des négociations approfondies."

Le son de cloche est différent au sein du SETCa socialiste, qui a rejeté la proposition. "Le texte contient des avancées", admet Myriam Delmée, vice-présidente de l'organisation. "Mais nous déplorons que la proposition ne porte que sur six mois." Elle ajoute que le texte sera néanmoins présenté aux travailleurs, qui auront le dernier mot.

De son côté, la direction espère que les syndicats reviendront rapidement à la table des négociations, pour parvenir à un accord.