Les médias flamands inquiets de la loi sur la protection des données

"En ces temps digitaux, il est important que les citoyens et leurs données personnelles soient mieux protégés contre ceux qui traitent et gardent ces dernières. Mais, cela ne doit pas se faire au détriment des rédactions et des journalistes. Pour eux, le traitement et la gestion de l'information est leur métier de base et cela dans le but d'informer le public", lit-on dans la lettre.

Les instances européennes qui ont elles-mêmes élaboré le RGPD sont bien conscientes de la tension qui existe entre la protection des données et la liberté d'information et de la presse. Selon elles, la protection de la vie privée doit s'accorder avec la liberté d'expression et d'information.

Le gouvernement belge permet des écarts pour les journalistes mais de manière peu claire. "Les rédactions et journalistes sont exempts de certaines obligations. Mais, ces exemptions sont souvent liées à plusieurs conditions qui créeront certainement une incertitude juridique et laisseront la porte ouverte à des plaintes inappropriées de politiques, de personnages publics et citoyens contre des journalistes", explique-t-on encore.

Les Pays-Bas, qui pourraient servir d'exemple, la France, l'Autriche et l'Irlande prévoient plus d'exceptions pour le travail journalistique dans le cadre de l'implémentation du RGPD. Ce dernier sera d'application le 25 mai.