L’école buissonnière se répand en secondaires en Flandre

Le nombre d'élèves "brosseurs", absents de l'école pendant plus de 15 demi-jours sans justification, ne cesse d'augmenter au nord du pays. L'année scolaire passée, quelque 35.107 jeunes inscrits dans l'enseignement secondaire ont dépassé cette limite. C’est un chiffre en hausse de 36% par rapport à l'année scolaire 2013-2014, rapportait lundi le quotidien De Morgen sur base de données avancées par la parlementaire flamande Elisabeth Meuleman (Groen).

La plupart des adolescents qui sèchent trop souvent les cours étaient inscrits dans l'enseignement professionnel, mais également dans l'enseignement primaire. Une partie de cette augmentation est liée à un meilleur enregistrement des absences, a expliqué Stefan Grielens, un responsable de l'accompagnement scolaire en Flandre.

"Les enfants qui brossent régulièrement les cours sont fatigués de l'école et courent davantage de risque de décrochage", pointe la parlementaire régionale Elisabeth Meulemen. Selon elle, le plan d'action mis en place par la ministre flamande de l'Enseignement, Hilde Crevits (CD&V), n'atteint pas ses objectifs, davantage de moyens étant nécessaires pour les centres d'encadrement pour élèves.

Au cours des cinq prochaines années, 120 personnes supplémentaires seront affectées à ces centres d'encadrement qui accorderont davantage d'attention à l'accompagnement des élèves courant des risques de pauvreté et à la problématique des élèves brosseurs, a répondu la ministre Crevits (photo).

En Communauté française aussi

Par ailleurs, si l'école buissonnière a également ses adeptes en Fédération Wallonie-Bruxelles, où la tolérance pour les absences injustifiées est passée de 20 à 9 demi-jours en 2015, sa progression est toutefois moins sensible qu'en Flandre.

Durant l'année scolaire 2016-2017, plus de 35.000 dossiers ont ainsi été ouverts au Service de contrôle de l'obligation scolaire (SCOS), un chiffre en hausse de 10% sur un an.