Un nouveau parti nationaliste flamand en vue pour les élections de 2019

Les députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters, ex-N-VA, veulent créer un nouveau parti, en vue des élections législatives de 2019. L’information est révélée par le quotidien Het Belang van Limburg et a été confirmée à la VRT.

En septembre 2016, les députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters ont annoncé qu'ils quittaient la N-VA. Ils avaient déjà été expulsés du bureau du parti suite à leurs critiques. Ils reprochent à la N-VA d’être à l’origine d'un "statu quo communautaire".

Hendrik Vuye et Veerle Wouters restent cependant actifs à la Chambre et ont créé une nouvelle fraction et critiquent régulièrement le gouvernement fédéral notamment dans le débat sur le renouvellement des chasseurs F-16 et au sujet de la limitation de la dotation du prince Laurent.

Leur mandat de parlementaire arrive à son terme. En vue des élections législatives de 2019, les deux ex-N-VA ont l’intention de créer un nouveau parti. "Nous allons à présent rédiger un programme et trouver des candidats qui veulent nous rejoindre", a déclaré Veerle Wouters.

"Le mouvement flamand redoute que le bloc des nationalistes flamands ne se fissurent. Mais nous savons qu’un seul grand bloc ne fonctionne pas non plus", ajoute Wouters.

"Etre nationaliste flamand c'est une chose, mais la N-VA est aussi un parti de droite d'un point de vue socio-économique. Nous voyons qu'il y a un potentiel pour une idéologie flamande plus sociale", dit Vuye.

"Je ne qualifierais pas ce mouvement de gauchiste, nous rejoignons plutôt les origines du mouvement flamand. C'était un mouvement social, un mouvement pour la paix. Car certaines personnes ont besoin qu'on les aide, la N-VA ne semble pas vouloir l'accepter".

Hendrik Vuye et Veerle Wouters optent pour l'asymétrie à Bruxelles

Les deux députés ont annoncé la création d’un nouveau parti, mercredi, à l’occasion de la présentation de leur ouvrage, "Vlaanderen voltooid. Met of zonder Brussel?" ("La Flandre achevée. Avec ou sans Bruxelles?"). Ils proposent un modèle bruxellois asymétrique dans lequel la Commission Communautaire flamande de Bruxelles ("Vlaamse Gemeenschapscommisie"- VGC) disparaîtrait pour être représentée au gouvernement flamand par un ou deux ministres néerlandophones de la Région-capitale.

Les élus néerlandophones de Bruxelles affichant le meilleur score électoral siégeraient automatiquement au parlement flamand.

Ils proposent aussi la fusion des six zones de police bruxelloises, et des 19 CPAS de la capitale, ainsi que la transformation des communes en 19 districts aux compétences strictement locales.

Les deux élus nationalistes soulignent que leur proposition mène à une diminution du nombre de députés et de ministres à Bruxelles. Ils veulent aller encore plus loin en limitant le nombre de députés du parlement bruxellois à cinquante (actuellement 89, NDLR) répartis entre 40 francophones et dix néerlandophones.