Des partis inquiets de la concentration dans les médias en Flandre

Le phénomène de concentrations dans les médias en Flandre devient problématique, avec seulement deux groupes de presse restants. Cinq partis politiques qui siègent au parlement flamand - le SP.A, Groen, la N-VA, le CD&V et Open VLD - ont introduit ce jeudi une résolution en réponse aux rapports du Régulateur flamand pour les médias (VRM). Les politiques réclament une aide accrue en faveur d’initiatives indépendantes.

Cette résolution a été introduite ce jeudi au parlement régional par les députés flamands Katia Segers (SP.A), Bart Caron (Groen), Wilfried Vandaele (N-VA), Karin Brouwers (CD&V) et Lionel Bajart (Open VLD). Ses auteurs expriment leur inquiétude face aux concentrations survenues dans le paysage médiatique flamand et soulignent qu'il n'existe plus que deux groupes de presse importants, le Persgroep et Mediahuis.

Ils réclament dès lors la mise en place d'un soutien structurel aux médias numériques et indépendants, et une meilleure protection du journalisme d'investigation, "quel que soit le média".

Nicolas Maeterlinck

Des médias en ligne comme Charlie Magazine et Apache.be demandent depuis longtemps davantage de soutien, alors que la presse quotidienne est subsidiée par le biais des aides à la distribution des journaux. La députée socialiste Katia Segers a expliqué avoir pris l'initiative de cette résolution après le dépôt d'une plainte contre Apache.be.

Le texte déposé par les cinq partis réclame aussi davantage d'attention envers la "Strategic Lawsuit Against Public Participation" (SLAPP), le phénomène par lequel de grands groupes multiplient les poursuites judiciaires contre les médias et les journalistes, au risque de menacer la liberté de la presse en raison des frais judiciaires que ces procédures entraînent.