Les parlementaires souvent absents verront leur salaire raboté

Une commission spéciale de la Chambre a approuvé mercredi soir à l’unanimité une proposition visant à lier le salaire des députés fédéraux à leur présence. Ceux qui manquent trop souvent les séances de vote en commissions parlementaires verront ainsi leur salaire raboté de 10 à 60%, en fonction du pourcentage de leurs absences. La mesure n’entrera cependant en vigueur qu’après les élections.

Les députés aiment être filmés quand ils siègent en séance, mais la proposition adoptée mercredi à l’unanimité prévoit que "la majeure partie du travail parlementaire" se passe en commission, à savoir au sein de groupes de travail spéciaux qui siègent "loin des caméras".

En Wallonie et à Bruxelles, les parlementaires peuvent déjà perdre une partie de leur salaire s’ils font l’école buissonnière pendant les séances en commission. La même règle s’appliquera aussi, à terme, aux députés fédéraux.

Les députés qui participent à moins de 80% des votes, perdront ainsi 10% de leur salaire. Ceux qui manquent plus de la moitié des votes perdront 60% de leurs émoluments.

Sur un salaire de base de 5.400 euros, cela représente 3.240 euro. Des exceptions sont prévues comme dans le cas où un parlementaire est en mission à l'étranger, attend famille ou est en congé de maladie.

La nouvelle mesure n’entrera cependant en vigueur qu’après le début de la nouvelle législature, en mai 2019.