De Wever prêt à quitter Anvers pour mener le pays au confédéralisme

Afin de mener le basculement vers le confédéralisme, "ils peuvent sans problèmes me retirer de l'hôtel de ville", a affirmé vendredi soir le président de la N-VA Bart De Wever sur le plateau de l'émission Terzake (VRT-). Parallèlement, le bourgmestre d’Anvers a déploré le fait que "le dynamisme de l’actuel gouvernement fédéral a disparu".

Bart De Wever répondait à la question de savoir si un membre de la N-VA pouvait un jour devenir Premier ministre. "Je n’y ai jamais pensé, c’est une question surprenante", a dans un premier temps réagi le leader des nationalistes flamands. "La question de savoir qui siègera au 16 rue de la Loi empêche peut-être beaucoup de personnes de dormir, mais personnellement, elle ne m’a jamais occupé. Nous devons mener une politique flamande, car le Flamand veut du changement au niveau social, au niveau de la politique de migration et de la culture sécuritaire. Nous voulons continuer à y travailler, voilà mon agenda post 2019", a-t-il expliqué.

Bart De Wever n’exclut toutefois pas qu’un membre de la N-VA devienne le prochain Premier ministre. "Si nous sommes confrontés à une montée de la gauche PS/PTB/Ecolo en Wallonie, je pense que nous devrons le plus vite possible mener le basculement vers le confédéralisme. S'il est nécessaire que je prenne le leadership pour mener ce processus, ils peuvent sans problème me retirer temporairement de l'hôtel de ville pour ce faire, car ce serait très louable pour tous les habitants de ce pays", a-t-il répondu. "Mais cela n'est qu'une hypothèse et je ne veux rien anticiper. Je peux avoir une influence sur ce qui sortira des urnes en 2019 au nord, pas au sud."

"Le dynamisme du gouvernement a disparu"

Sur le plateau de Terzake, le bourgmestre d'Anvers a également indiquer vouloir entamer le dialogue avec ses partenaires de coalition au fédéral pour tenter, après les élections communales d'octobre, de terminer la législature avec le résultat budgétaire promis.

Entretemps, Bart De Wever espère que les partenaires de la coalition travailleront dans les sept mois restants après les élections communales à clore la législature avec un budget à l'équilibre, comme cela avait été promis. Il estime toutefois que le dynamisme du gouvernement a disparu. "Si cette coalition le voulait, elle aurait pu mener bien plus tôt le budget à l’équilibre. Mais les mesures qui doivent dès lors être prises sont mises sous pression à l’approche des élections communales", a-t-il indiqué.

Le président des nationalistes flamands a toutefois salué ce que la majorité a déjà accompli. "On ne peut pas dire que le gouvernement a fait du mauvais travail économique", mais "je reste ouvert à la discussion pour clore ce dernier point difficile." Avec un déficit estimé à 0,7% du PIB et un effort de deux milliards d'euros, "il peut encore arriver quelque chose".