La N-VA porte plainte contre un mandataire SP.A pour fuite dans la presse

Le centre public d’aide sociale d’Anvers et l’échevin Fons Duchateau, compétent pour le CPAS, portent plainte contre Johan Peeters, un membre socialiste du CPAS. Ils soupçonnent ce dernier d’avoir brisé le secret professionnel et fait fuiter des informations dans la presse après l’explosion du 15 janvier dernier dans un immeuble du Paardenmarkt (photo). Deux personnes y ont perdu la vie. Le service de Surveillance de résidence n’aurait pas tenu compte de plaintes qui avaient été déposées à propos de l’état du logement.

Les informations qui ont fuité seraient relatives à l'état déplorable du bâtiment anversois qui a explosé dans la nuit du 15 au 16 janvier 2018 et au sujet desquelles les employés du CPAS avaient déjà donné l'alerte. Le jour précédent l’explosion, une odeur de gaz aurait régné dans tout l’immeuble. L’incident dramatique a fait deux morts.

Malgré l’alerte donnée par le CPAS, l'organe responsable du logement dans la métropole, sous la compétence du bourgmestre Bart De Wever (N-VA), a estimé qu'un contrôle n'était pas prioritaire. Un rapport négatif rédigé par le CPAS décrivait pourtant un immeuble en très mauvais état, avec des tâches d’humidité, des plafonds ouverts et des vitres manquantes.

Le bourgmestre Bart De Wever a reconnu qu’il y avait eu un rapport négatif, mais affirme qu’il ne mentionnait pas un danger pour les habitants. "Il se peut qu’un immeuble soit plein de moisissures. Ce n’est pas agréable, mais c’est encore tout autre chose quand il y a des problèmes d’électricité ou de gaz".

Le président du CPAS, Fons Duchateau (N-VA, photo), a désormais introduit une plainte contre Johan Peeters pour "violation du secret professionnel". Peeters a eu accès à ces rapports via le CPAS et les aurait rendus publics via la presse.

Le membre socialiste du conseil a déjà été entendu par la police fédérale, de même que trois autres collaborateurs. Le procureur anversois doit désormais décider s'il poursuit Johan Peeters. Le socialiste flamand n'a pas souhaité réagir dans Het Laatste Nieuws pour ne pas interférer avec l'enquête.

Jonas Roosens