La prostitution en vitrine plus contrôlée à Anvers

Des mesures renforcées seront bientôt d’application à Anvers pour les immeubles utilisés pour la prostitution en vitrine. Ces derniers devront obligatoirement être munis d’un autocollant "safe sex", indiquant la pratique de rapports sexuels protégés. L’hygiène y sera également plus sévèrement contrôlée.

A l’heure actuelle, les lieux de prostitution en vitrine à Anvers doivent déjà être munis d’une affiche comprenant des informations sur les rapports sexuels protégés et sur les maladies sexuellement transmissibles. Dorénavant, ces vitrines devront également afficher visiblement un autocollant "safe sex".

"Nous voulons aussi une hygiène accrue dans ces immeubles", indique le bourgmestre anversois Bart De Wever (N-VA). "Nous exigeons que tous les meubles puissent être lavés. Nous avons fait des contrôles à la lampe bleue, et le résultat n’était pas satisfaisant".

Lutter contre le trafic d’êtres humains

La métropole veut aussi contrôler plus sévèrement les exploitants des vitrines. "Quelqu’un qui a été condamné pour trafic d’êtres humains ne pourra plus revenir", indique Bart De Wever (photo).

"Nous contrôlons la prostitution en vitrine, ce qui veut dire que les risques d’abus sur des femmes n’y sont plus très importants. Mais si l’on place des femmes dans un appartement et qu’on leur enlève leur passeport, il y a parfois des formes très navrantes d’abus. Nous allons aussi les poursuivre", conclut le bourgmestre anversois.

Les mesures que la ville souhaite prendre seront présentées à la fin du mois de mai au conseil communal.