De la Chine à Anvers, via la route ferroviaire de la soie

Un premier train de marchandises est arrivé samedi au port d'Anvers via la route de la soie ferroviaire mise en place pour relier la Chine à la métropole (photos archives). "Nous travaillons depuis longtemps à ce projet de liaison directe et c'est donc une étape importante de notre relation commerciale avec la Chine", a déclaré le directeur financier du port d'Anvers, Luc Arnouts.

La liaison entre la Chine et le port d’Anvers fait partie de la "Belt and Road Initiative" (BRI ou Nouvelle route de la soie), une stratégie chinoise visant à créer de nouvelles routes commerciales reliant l'Asie à l'Europe. C’est dans ce même cadre que s’inscrit la liaison Daqing – Zeebrugge, lancée l’an dernier pour le transport de voitures Volvo.

Le train, arrivé ce samedi à Anvers, avait quitté la ville portuaire chinoise de Tangshan le 26 avril. Il a ensuite traversé le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne et l'Allemagne avant de rallier la ville flamande. Au total, il aura parcouru une distance de 11.000 kilomètres en 16 jours.

"Cette liaison ferroviaire directe met notre port sur la carte de la BRI et va encore renforcer notre relation avec la Chine", s'est réjoui Luc Arnouts, directeur financier du port anversois.

Les autorités locales chinoises ont l'intention de réaliser un à deux trajets par mois à destination d'Anvers. La cité portuaire de Tangshan va dans cette optique renforcer sa collaboration avec la métropole flamande. "La Chine est le quatrième plus important pays partenaire pour Anvers avec un trafic annuel de près de 14 millions de tonnes de fret", a rappelé l'échevin anversois du port, Marc Van Peel (CD&V).