Play-off II : des supporters assourdis par un pétard

Peu avant le début du match de play-off II qui opposait samedi soir l’Antwerp à Saint-Trond (groupe B), un puissant pétard lancé dans la foule des tribunes par une personne encore inconnue - et recherchée depuis par la police - a assourdi des supporters. Ceux-ci ont été admis à l’hôpital avec des problèmes auditifs. Saint-Trond a finalement battu l’Antwerp 1-2 en déplacement.

Plusieurs supporters ont été admis à l’hôpital samedi soir, encore pendant le match de football de première division (dans le Groupe B des play-offs II) qui opposait l’Antwerp à Saint-Trond. Juste avant le début de la partie, quelqu’un avait en effet lancé depuis les tribunes du stade Bosuil un puissant pétard, qui a fait un bruit sans précédent.

"Nous avons immédiatement vu que cette détonation a surpris tant sur le terrain que dans les tribunes", indiquait Wouter Bruyns de la police anversoise. "Les gens se retournaient abasourdis et se bouchaient les oreilles. Via haut-parleurs, on a annoncé aux supporters que ceux qui éprouvaient des problèmes d’ouïe pouvaient s’adresser au service médical".

Une quinzaine de supporters se sont effectivement présentés avec des problèmes d’ouïe et ont été envoyés chez leur médecin ou à l’hôpital par les services de secours. "La détonation doit avoir été très violente. Nos collègues qui se trouvaient sur place ont affirmé n’avoir jamais entendu cela".

La police recherche encore la personne coupable. "Il y avait beaucoup de monde dans le stade. Mais nous disposons d’images des caméras de surveillance, qui sont actuellement analysées par la police. Celui ou celle qui a lancé un pétard anormalement puissant devra expliquer ce qui s’est passé".

La police prend les faits très au sérieux. "Nous estimons que pareil incident ne peut se produire. C’était un calibre lourd, qui est très rarement utilisé lors de matchs de football. Nous demandons en plus toujours aux visiteurs de laisser leurs pétards et feux de Bengale à la maison. Les détonations violentes occasionnent réellement des problèmes auditifs", concluait la police anversoise.