La moitié des futurs gynécologues flamands risquent de se retrouver au chômage

Seule la moitié des médecins candidats spécialistes en gynécologie trouveront immédiatement du travail, selon une enquête publiée aujourd'hui par la revue "De Specialist". Actuellement, il n'y a pas trop de gynécologues, en Flandre, mais si on ne fait rien, il y a un risque de surcapacité à long terme. Selon le gynécologue Johan Van Wiermeersch il faudrait d’urgence réduire les quotas autorisés pour effectuer cette spécialité.

Actuellement pour obtenir un rendez-vous chez un gynécologue il n’est pas rare de devoir attendre 3 mois. Mais à l’avenir ce ne sera plus le cas déclare le Dr Van Wiemeersch.

"Les choses évoluent beaucoup dans cette spécialité, il y a plus de 11.000 sages-femmes sur le marché qui dispensent des soins prénataux et les médecins généralistes font aussi souvent une partie du travail des gynécologue, enfin la mise en réseaux des hôpitaux n’est pas favorable non plus à la création d’emplois de spécialistes.

Le gynécologue Toenga De Vos et l’assistant Bart Vergauwe ont mené une enquête auprès des assistants, auprès des gynécologues diplômés depuis moins de cinq ans et auprès des services de gynécologie de tous les hôpitaux de Flandre.

Il s’avère qu’il y a 187 médecins candidats spécialistes en gynécologie pour 91 postes vacants au cours des 5 prochaines années.

Les enquêteurs ont transmis les résultats de cette enquête à la Commission de planification et aux instances fédérales qui établissent les quotas pour les spécialisations.

Le Dr Van Wiemeersch est membre du Comité de reconnaissance, qui détermine combien d'étudiants en médecine sont autorisés à commencer une spécialisation. "Nous avons été étonnés par les chiffres de la Commission fédérale du Plan. Celle-ci fixe à 19 gynécologues sortants par an, tandis qu'en 2023, soixante d'entre eux obtiendront leur diplôme. Cette année-là, il y aura une " double cohorte " parce que les étudiants en médecine qui ont terminé le programme de six ans seront également diplômés.

Le Bureau d'accréditation, qui comprend également les universités, doit donc réduire d'urgence le nombre de places de formation en gynécologie. Il est plus que temps".