Les parents de la petite Mawda ont appris la mort de leur fille en prison

Les parents de la fillette kurde, âgée de deux ans, qui a été tuée à Nimy (Hainaut) jeudi dernier, lors de l’interception par la police de la camionnette transportant des migrants, s’exprimaient pour la première fois cette après-midi. Les parents affirment qu’il n’y a eu qu’un seul coup de feu. Leurs avocats demandent la mise en place d’une commission parlementaire indépendante chargée d’enquêter sur cet incident.

Lors d'une conférence de presse, le père de Mawda a déclaré que la camionnette était poursuivie par quatre voitures de police, une de chaque côté de la camionnette et deux derrière.

Les parents de Mawda se trouvaient à l’avant, à côté du chauffeur, alors qu’une autre famille se trouvait à l’arrière. Ils auraient brisé la vitre de la camionnette pour montrer aux policiers qu’il y avait des enfants dans le véhicule.

Le coup de feu mortel aurait été tiré depuis la voiture de police qui se trouvait à gauche de la camionnette. La balle aurait manqué le chauffeur mais aurait touché la petite fille de deux ans.

Les parents ont encore raconté que l’un des policiers aurait prodigué les premiers soins à l’enfant mais qu’il a fallu attendre 20 ou 30 minutes avant l’arrivée d’une ambulance.

Les parents n’ont pas été autorisés à accompagner leur enfant et n’ont appris son décès que le lendemain alors qu’ils étaient détenus en cellule.

La version des faits des parents ne correspond pas à celle du Parquet. Dès lors, Olivier Stein, l’avocat des parents demande une enquête indépendante. "Nous attendons les résultats rapides de l’enquête et même une arrestation", a ajouté Olivier Stein.

Le minstre de l'Intérieur déclare avoir toute confiance en l'enquête

Un porte-parole du ministre de l'Intérieur a déclaré avoir toute confiance en l'enquête en cours. L'enquête est entre les mains du Parquet et ce dernier inclura tous les nouveaux éléments et déclarations. De plus, c'est le Comité P qui est chargé d'enquêter sur chaque incident de tir de la police. Le porte-parole a également fait allusion à la séparation des pouvoirs en vigueur dans notre pays.