Des étudiantes anversoises demandent la levée de l’interdiction du voile à l’école

Des étudiantes de la Karel de Grote Hogeschool (KdG) d’Anvers ont envoyé une lettre ouverte à la ministre flamande de l’Enseignement Hilde Crevits (CD&V) ainsi qu’aux responsables des différents réseaux d’enseignement en Flandre. Elles leurs demandent que les obstacles auxquels se heurtent les étudiantes issus de l'immigration pour poursuivre leurs études dans une haute école soient supprimés.

L'initiative de cette lettre ouverte et de la campagne "#MyIdentity #Mychoice" provient du A-raad (conseil anversois). Il s'agit d'un groupement actif au sein de la Haute école Karel de Grote Hogeschool entre les étudiants ayant des origines anversoises et ceux ayant d'autres origines. Il souligne que les étudiants issus de l'immigration réussissent très bien leurs études supérieures.

Des recherches récentes de la KdG ont en effet montré qu'un nouvel étudiant sur cinq sur le campus était issu de l'immigration. Le nombre d'étudiants de première année qui passent en deuxième année a augmenté de 10 %.

Cela contraste avec une tendance à la baisse chez les étudiants flamands de souche. En outre, le nombre d'étudiants issus de l'immigration qui ont obtenu leur diplôme de la Haute école KdG a augmenté de 33 %.

Le seuil d'admission à l'université demeure la pierre d'achoppement

Pourtant, les étudiants concluent que pour de nombreux jeunes issus de l'immigration, la poursuite d'études universitaires n'est pas une évidence. Ils appellent les responsables politiques à supprimer les obstacles qui empêchent actuellement les jeunes d'entrer sur le marché du travail.

Ils demandent par exemple la levée de l’interdiction des symboles religieux, spirituels et identitaires dans les écoles et les lieux de stage. Ils demandent aussi qu’on s’attaque aux système en cascade qui fait que des étudiants du secondaire issu de l’immigration aboutissent trop souvent dans l’enseignement professionnel.
 

Plus de diversité parmi le personnel enseignant

Les étudiants anversois demandent aussi que davantage de personnes issues de l’immigration soient engagées dans les écoles. Ils demandent dès lors au réseau catholique d’abolir le certificat de baptême nécessaire pour pouvoir enseigner dans une école catholique.