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Les écoles anversoises veulent préserver les enfants du milieu de la drogue

Le reportage réalisé dans le cadre de l’émission Pano de la VRT, au sujet du milieu de la drogue à Anvers, a créé une onde de choc dans les écoles de la métropole. Les images montrent en effet de très jeunes enfants utilisés pour aider les trafiquants. Ces derniers mois, les écoles anversoises et travailleurs socio-éducatifs se sont concertés pour élaborer un plan. Il doit permettre d’intervenir rapidement lorsqu’un enfant est pris dans l’engrenage du milieu des stupéfiants, mais aussi permettre une meilleure prévention.

 

"Nous allons tenter d’intervenir à la base, afin que les jeunes enfants ne soient jamais happés par le milieu des stupéfiants à tel point qu’ils deviennent de véritables trafiquants de drogues", indique l’échevin anversois de l’Enseignement, Claude Marinower (photo archives). "Les images nous ont réellement choqués. Nous comprenons qu’il faut passer à l’action".

Ces derniers mois, les centres pour l’accompagnement des écoliers (CLB), les travailleurs socio-éducatifs qui s’occupent des jeunes, et les structures existantes se sont concertés pour élaborer un plan. "Il faut avant tout que les enseignants et les parents sachent quels sont les signaux. Nous allons les sensibilise", explique l’échevin.

"Ils doivent aussi savoir où obtenir de l’aide" si un enfant met le pied dans l’engrenage du trafic de stupéfiants. Les structures d’aide existantes doivent donc être mieux connues de la population et des parents en particulier. Un parcours d’aide et de suivi doit être élaboré.

Le plan d’action se concentre sur les élèves de la 5e et 6e primaire, ainsi que de la 1e et la 2e secondaire. Dans un premier temps, les enseignants, travailleurs sociaux et parents recevront des brochures et dossiers d’information. Ces derniers expliqueront notamment comment travaillent les recruteurs, quels sont les risques du milieu, et quels sont les instances de contact, à l’école et en-dehors des établissements scolaires, auxquels les enfants et parents peuvent s’adresser.

Le but est de pouvoir mettre en œuvre plus rapidement un soutien ciblé et adapté, pour éviter que des enfants ne se fassent happer par le milieu des trafiquants de stupéfiants anversois.