Les présidents de parti perdent leur traitement de faveur à la Chambre

Le comité de gouvernance (ancienne questure) de la Chambre a constaté et supprimé mercredi la tradition permettant aux présidents de parti siégeant à la Chambre d'être exonérés de la sanction frappant les députés qui ne participent pas à 80% des votes en séance plénière. Les présidents de parti s’était en majorité exprimés en faveur d’une telle suppression.

Cette tradition prévalait en raison de la charge qui incombe aux présidents de parti. Elle ne s'est toutefois jamais appliquée durant cette législature qui voit sept présidents de parti siéger à la Chambre. Ils ont assisté à au moins 80% des votes en séance plénière.

"Néanmoins, j'ai mis ce point relatif à l'exemption des présidents de parti, dont nous ignorions l'existence, à l'ordre du jour de la réunion du comité de gouvernance de ce mercredi et la tradition a été supprimée", a indiqué le député André Frédéric (PS) par ailleurs auteur d'une proposition visant à sanctionner l'absentéisme parlementaire en commission.

L'existence de cette exemption avait été soulevée par la presse. En réaction, la majorité des présidents de partis avait indiqué ne pas être favorable à une telle faveur. "Je suis généralement présent le jeudi à la Chambre, sauf en cas de mission à l'étranger. Mais en ce qui me concerne, l'exception prévue pour les présidents de parti peut être supprimée", avait assuré Bart De Wever, le président de la N-VA.

Discours identique du côté de Meyrem Almaci (Groen). "Cette exception n'est pas nécessaire. Quand on est représentant du peuple, on est représentant du peuple", a-t-elle souligné.

"Si des règles existent, elles doivent prévaloir pour tout le monde. Y compris pour les présidents de parti. Je ne demande et ne souhaite aucun traitement de faveur", a de son côté affirmé Wouter Beke, à la tête du CD&V.